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 Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune

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CRESCENT



☾ RÉINCARNATION : Arthur Rimbaud, 20 Octobre 1854 -10 Novembre 1891
☾ OCCUPATION : Etudiant, L1 Psycho, Sculpteur amateur.
☽ AVATAR : Pierre Niney
☽ CRÉDITS : AVA : Arwene ; ICON SIGNA : Eden Memories, Moi ; CODE : moi
☽ MESSAGES : 68
☽ INCARNATION : 23/07/2014
☽ ÉTOILES : 78
MessageSujet: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Mer 23 Juil - 8:24

CLEMENS ÂPRECIME
NOM DE FAMILLE ☾ ÂpreCime, un nom de famille français qu’il a hérité d’un grand-père qu’il admirait plus que tout et dont il tient son don pour la sculpture. Il ne sait pas vraiment quoi en penser, il le trouve un peu tape à l’œil, un peu trop poétique. Une âpre, c’est une sensation, un gout, et Cime, ce n’est que le sommet d’une montagne. Il ne sait pas comment associer les deux … Il essaie, parfois, en s’endormant, de trouver un sens à ce nom. Mais il n’y arrive jamais … PRÉNOM(S) ☾ Clemens. C’est allemand à ce qu’il parait, mais ses parent ont surtout choisi ce nom parce qu’ils le trouvaient beau. Doux. A l’image du fils qu’ils voulaient. ÂGE ☾ 20 ans.DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ Londres, 14 Juin 1994 NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Anglais pur souche, un grand père  français. Son grand père était normand d’origine, et d’après les rumeurs,  il aurait rencontré un soldat anglais, en Juin 1944, sur les plages du débarquement. Celui-ci était blessé, son grand père l’aurait soigné et pour le remercier, l’anglais l’aurait invité à la fin de la guerre, chez lui, à Londres. Et une belle histoire d’amour naquit entre la sœur du soldat qui devint sa grand-mère et ce normand. Ils eurent un fils, son père, qui a toujours ce cher accent français lorsqu’il parle un peu trop vite. En ce qui concerne Clemens, il parle quelques mots de cette belle langue, mais s’il se retrouvait perdu au milieu de la France il serait incapable de se débrouiller. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Hétérosexuel. Il n’a jamais été attiré par le moindre homme et ne s’est jamais posé la moindre question. STATUT CIVIL ☾ Célibataire. OCCUPATION ☾ Etudiant en psychologie. En vérité il a choisi ce cursus parce qu’il était le moins compliqué à suivre, celui qui impliquait le moins de suivi et le moins exigeant. Il va en cours quelques deux fois par semaine, lorsque l’envie lui prend, le reste du temps il le passe dans le garage de sa maison, à tailler et à sculpter toutes sortes de choses. La psycho ça ne l’intéresse pas plus que ça, mais c’est fun des fois. Ca fait deux ans qu’il redouble sa L1. CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Il était chrétien catholique. Et si on parle de cette croyance au passé, c’est tout simplement parce que, depuis qu’il a atteint l’âge de raison, il ne pense pas vraiment que si un Dieu existait, il laisserait sa mère dans un état pareil, il rendrait la vie de million d’homme aussi compliquée. C’est sans doute le seul sujet sur lequel il a la moindre opinion. OPINION POLITIQUE ☾ Il a l’âge de voter et de s’intéresser à la politique mais cependant, il n’a pas la moindre idée de qui choisir comme camp politque. Empathique dans l’âme, il trouve des torts et des raisons à chaque parti, si bien que la plupart du temps, il vote pour les verts. Histoire de ne pas donner un vote blanc. CASIER JUDICIAIRE ☾ Aussi vierge que lui. GROUPE ☾ Cresent.
TEMPS MODERNES
Extrêmement empathique ☾ Mou ☾ Absolument pas excentrique ☾ Endormi ☾ Invisible ☾ Rêveur ☾ Passif ☾ Un peu diminué psychologiquement ☾ Extrêmement maladroit quand il s’agit d’exprimer ce qu’il ressent ☾ Peu logique ☾ Observateur ☾ Préfère regarder plutôt que participer ☾ S’endort toujours en cours ☾ Déteste réfléchir trop longtemps (ça fume là-haut j’vous dis) ☾ Peu bavard ☾ Sourit facilement, sans jamais découvrir les dents, des sourires passifs et sans engagement ☾ N’a pas la moindre résistance au sommeil ☾ Lent ☾ Addict à la sculpture ☾ Déteste qu’on interrompe le cours de ses pensées ☾ A souvent des réactions illogiques ☾ N’est soigné que lorsqu’il s’agit de sculpture ☾ Peut paraitre un peu illuminé au premier abord ☾ Oreille très attentive envers tous ceux qui ont quelque chose à lui dire. ☾ Ami extrêmement dévoué, il peut laisser tout ce qu’il est en train de faire si vous avez besoin de lui
Tous les personnages parlent de Clemens au jour présent

Emily ÂpreCime, sa mère

Il y a quelque chose qui m’échappe chez ce gamin. Peut-être parce qu’il me ressemble un peu trop ? Il a toujours ce regard rêveur … Trop ailleurs, comme si tout ce qu’on pouvait dire ne pouvait pas avoir le moindre impact sur lui. Ou peut-être si, ça a tellement d’impact que justement, il ne veut pas en entendre parler. Du coup … il … Nan en fait j’en sais rien. J’en sais rien, cet enfant est un mystère. Pourquoi il bosse pas un peu plus, pour s’acheter un avenir meilleur ? Pourquoi il fait pas tout pour être différent de moi ? Je veux qu’il soit différent de moi qu’il … qu’il finisse pas pareil. Ca me foutrait trop les nerfs. Alors je le regarde, j’essaye de le comprendre, j’y arrive pas, j’arrive pas à comprendre que j’ai donné la vie à cet enfant … Tout m’échappe. C’est comme un fantôme qui hante cette maison glaciale. Des fois il vient se réchauffer près du feu, il prend les repas avec nous, mais la plupart du temps, il passe son temps dans ce foutu atelier. Alors j’essaye de lui parler, de savoir ce qu’il a en tête, de le comprendre et de m’intéresser à ses journées. Mais il me lance ce regard de pitié. Ou de haine profonde je sais pas trop. Et il répond évasivement. A mes « ta journée à a été ? » il répond des « oui, normal. » Une routine effrayante. Comme j’ai pu mettre au monde cet homme, me reconnaitre dans ses yeux valisés et dans ce regard perdu, et pourtant aussi peu le comprendre ?


Timothy Baxter, un camarade de classe

Ce type … est vraiment super bizarre. Il est toujours au fond de la classe, près de la fenêtre, dans le coin. Une fois, une fille a essayé de lui prendre la place, il a froncé les sourcils bizarrement, il s’est mis ailleurs mais il était tout le temps une main derrière la tête, à se tortiller sur sa chaise genre hyper mal à l’aise. Je sais pas, j’pense qu’il a des tocs … Ca se guérit pas ce genre de truc. Si on essaye de lui parler en face, on se rend compte qu’il cligne toujours trois fois des yeux, c’est super perturbant. Personne veut jamais se mettre avec lui en groupe parce qu’il a les pires notes qu’on puisse avoir. J’crois pas qu’il ait jamais redoublé … Mais j’suis pas très bien informé vous savez. Si on se met en groupe avec lui, on sait directement qu’on va pondre un travail mauvais, qu’on va se ramasser une sale note. J’dis pas qu’il bosse pas hein, j’en sais rien, tout ce que je dis c’est qu’il a des notes de merde et qu’il a pas l’air d’écouter les profs… Quand ceux-ci l’interpellent, il faut au moins trois appels avant qu’il ne sorte de son monde. Il a toujours l’air ailleurs … Après, d’après ses potes c’est un chic type hein, j’le connais pas assez pour juger, je dis juste ce que je vois. Et ce que je vois c’est qu’il a une attitude un peu bizarre. Il dort souvent en cours aussi, ou bien il dessine des trucs. Mais il est pas méchant, j’crois pas qu’il ferait le moindre mal à une mouche. Mais il est space ça c’est sûr.


Andrea Dranson, amie proche

Je me souviens parfaitement de notre premier jour de lycée. Il était là, perdu dans la cour, les yeux rivés sur ses pieds, il avait l’air totalement ailleurs. Comme si ses chaussures étaient les choses les plus passionnantes du monde. Du coup j’ai voulu lui parler, après tout il était comme nous tous, un peu perdu par ce nouvel univers. Il m’a fait le sourire le plus sincère que j’ai jamais vu. J’avais l’intime conviction qu’il allait m’envoyer royalement balader, mais il ne l’a pas fait … On s’est plus jamais quitté. Et on a beau avoir passé tout notre lycée ensemble et être maintenant tous les deux dans la même fac, je sais pertinemment que je ne sais pas le plus important sur lui. Il est extrêmement secret et mystérieux, mais il ne s’en rend absolument pas compte. Il est incapable de s’apercevoir à quel point il est fascinant, à quel point il n’est pas comme les autres. Il sait qu’il n’est pas aussi intelligent que la moyenne, il sait aussi qu’il ne fait pas d’effort et que ça ne s’améliorera jamais dans cet état, mais au moins il en est conscient. Mais c’est un ami extrêmement fidele. Jamais il ne m’a laissé tombé, j’en ai eu des peines de cœur et à chaque fois, il suffisait d’un coup de fil et il accourait. C’est une oreille attentive, bon il ne retient pas tout ce que je lui dis (il n’a pas une mémoire fabuleuse malheureusement), mais il sait toujours donner les bons conseils et être présent. Souvent, je lui ai dit que c’était réciproque, que si jamais il avait besoin de moi, il pouvait me demander de venir chez lui à n’importe qu’elle heure du jour ou de la nuit … Il acquiesce, mais jamais il ne m’a demandé la moindre faveur. Avec le temps j’ai compris que c’était un type qui avait profondément besoin d’indépendance. Il parle peu, j’ai pratiquement tout déviné chez lui. Il ne fait pas de confidence, il nous regarde et on doit comprendre tout seul comme des grands. J’ai deviné toute seule que s’il ne parlait pas beaucoup, c’était parce qu’il avait peur de dire des choses sans intérêt, j’ai deviné toute seule qu’il était extrêmement atteint par l’état de sa mère, qu’il avait extrêmement peu confiance en lui, qu’il souriait beaucoup mais que ça avait rarement du sens. C’est un homme secret. Mais un homme profondément bon, ça j’en suis sûre.


Matthieu ÂpreCime, son père

Clem peut passer des jours et des jours sans rien manger, sans dormir, simplement à sculpter toutes sortes de choses dans le garage. Je ne sais pas pourquoi il fait ça. Je le connais bien. A vrai dire je crois que je suis la personne qui le connait le mieux sur cette terre. Pourtant on ne se ressemble pas. J’ai un caractère un peu flamboyant, le contact et le sourire facile, tandis que lui … Il ressemble à ces types qu’on voit dans les vieux bouquins, ces ermites beaucoup mieux tous seuls. Il me confie tout ce qu’il vit. Pourtant il taille autant, pourquoi ça prend son sens, pourquoi il n’écoute jamais en cours pourquoi il s’endort … Tout ce qu’il a en tête, il me le dit, et je ne sais pas vraiment ce que j’ai fait pour écoper de ce rôle de confident. Un jour viendra je ne serais plus là, et j’espère que ce jour viendra le plus tard possible pour lui. Parce que j’ai conscience d’être sa béquille, et que sans moi il ne pourrait pas avancer. Vous pensez que je suis … Que je suis présomptueux ? Peut-être. Mais je suis convaincu que c’est la vérité. S’il tape sur ces blocs de pierre toute la journée c’est pour extérioriser toutes ses incompréhensions, ses pourquoi et ses comment. S’il dort en cours, c’est parce que le sommeil le gagne tout le temps, qu’il a beau lutter il n‘y arrive pas, tout ce qu’il veut c’est penser à autre chose. Il est comme ça mon fils. Il est incompréhensible. Mais je l’aime, plus fort que n’importe qui.

TEMPS PASSÉS
libertin ☾ drôle ☾ extraverti ☾ franc ☾ décomplexé ☾ poète ☾ moderne ☾ incompris ☾ incompréhensible ☾ complexe ☾ étonnant ☾ solitaire dans l’âme ☾ pansexuel ☾ écrit énormément ☾ marginal ☾ jamais satisfait
Tous les personnages parlent de Rimbaud après sa mort.

Jean Bresson, Son instituteur au collège de Charleville

Monsieur Rimbaud … Dans mes souvenirs c’était un enfant extraverti au possible. Il parlait en permanence avec une voix très assurée, beaucoup plus assurée que n’importe quel autre élève de onze ans. Il posait des questions sur tout et sur n’importe quoi en permanence, c’était d’un irritante ... Il n’avait pas bien l’air de savoir où il voulait en venir, mais ce n’était qu’une façade je pense, au bout d’un moment, j’ai compris qu’il ne posait ces questions que pour m’amener à réfléchir moi. Je suis intimement persuadé qu’il était doté d’une intelligence tout simplement incompréhensible, beaucoup trop moderne pour nous autre mortels. Il raflait tous les prix d’écritures, et ses poèmes … Mon Dieu, stupéfiants de maturité. C’était tout bonnement impensable qu’un enfant de cet âge soit en mesure de penser chacun de ses vers de cette manière. Je crois que ça nous dépassait tous un peu… A quinze ans, il a obtenu tous les prix d’écriture des épreuves académique, un véritable records.  Le directeur du collège Desdouets dit à cette occasion une phrase à son sujet qui me revient toujours à chaque fois qu’on évoque le nom de Rimbaud devant moi. « Rien d’ordinaire ne germe dans cette tête, ce sera le génie du mal ou celui du bien. » Il avait réussi à mettre des mots sur ce que chaque homme pensait du petit Rimbaud à cette époque. Un géni comme on en croise rarement. Dois-je me sentir privilégié de l’avoir eu comme élève ? Allez savoir …


George Izambard, ami proche, professeur de rhétorique

Arthur je l’ai toujours considéré comme un extraterrestre. Nous avons commencé notre correspondance après qu’il ait obtenu les prix de l’académie française, son cas m’ayant particulièrement intrigué. Nous ne nous sommes vus qu’à de rares occasions mais nos lettres étaient fournies, et je servais de relecteur à ses premiers vrais poèmes. Mes capacités de professeurs étaient largement dépassées par son talent … Il y avait quelque chose de génial, au sens strict du terme, dans ses textes. Cet homme était tout simplement un géni à l’état pur. Un diamant brut avec des idées à revendre et une vision du monde extrêmement moderne. Je crois bien que c’est sa vision du monde qui m’a le plus surpris lors de nos premières lettres. Il était conscient de tous les soucis politiques mais les abordaient avec une vision résolument moderne et jeune, presque novatrice. Il avait des idées nouvelles sur tout, comme intarissable de solution. Et puis il me surprenait sur tous les sujets, il avait une écriture jeune et extravertie, un style absolument inimitable. Lorsqu’il a voulu monter à Paris et qu’il s’est retrouvé enfermé car on le croyait prussien, je n’ai pas hésité une seconde à payer sa caution. Lorsqu’il a eu des différents avec sa mère, encore, je n’ai jamais cessé de le défendre. Il est resté mon ami très proche jusqu’à sa mort, et je le soutiendrais dans toutes les critiques que ses détracteurs pourront lui adresser.


Paul Verlaine, ami proche et amant, poète.

La première chose que j’ai pensé en le voyant, c’est que j’avais en face de moi un gosse des rues qui venait ramoner la cheminée et qui s’était trompé d’adresse. J’ai failli lui dire de partir, je suis très sérieux. Et après il s’est présenté, j’ai été sous le choc en réalité. Je savais bien que je devais héberger un jeune poète prodige de seize ans, je lui avais proposé moi-même de monter sur Paris… mais ayant lu certain de ses poèmes, inconsciemment je l’avais imaginé beaucoup, beaucoup plus vieux. De ses poèmes ont toujours émané une certaine maturité. Une maturité liée à une profonde remise en question du monde qui nous entoure. Il avait cette espèce d’étincelle dans le regard, ce truc qu’on ne voit qu’une fois dans une vie et qui marque. Cette étincelle qui disait « je suis tel que je suis et n’essayez pas de me changer. » Marginal dans l’âme ça c’est sûr. Et moi ce feu dans ses yeux m’a marqué. M’a changé. Il a tout changé chez moi, ma manière de voir les choses et de les comprendre, mon œuvre qu’il a renouvelé de par sa présence, ma vie sentimentale bien entendu. Je ne crois pas avoir été aussi heureux que quand nous n’étions que tous les deux, en Angleterre ou au beau milieu de la campagne belge. Une nuit je pensais m’en aller, celle d’après rien d’autre que sa présence ne me comblait. Parfois il était ivre, il épiloguait, monologuait sur le sens de la vie ou ce qu’il comptait faire plus tard. Il disait que l’écriture ne devait être que résolument moderne, qu’elle devait nous transcender sinon elle était parfaitement inutile. Il trouvait toujours les mots justes, manipulait la langue française avec une virtuosité absolument sans égale, et incompréhensible pour son age. Il était si génial, si supérieur à tout ce que je connaissais qu’il m’a rendu fou. J’aurais fait n’importe quoi pour lui, et il le savait. Il m’a rendu fou oui. Je suis allé en prison pour lui, j’ai tout perdu, et pourtant je ne l’ai jamais oublié. J’en aurais été incapable. Parce que je suis intimement convaincu que chaque personne qui aura eu avec lui une discussion sérieuse pourra s’assurer par lui-même du géni qu’il possédait, et qu’il a essayé de faire parvenir au monde à travers chacun de ses poèmes. Il était libertin, il pensait que s’enfermer dans des cases étaient l’absurdité la plus grande jamais mise en place par les hommes. Il voulait mourir en étant sûr d’avoir tout essayé sur terre pour n’avoir pas le moindre regret. Oui … Il ne voulait pas de regret. Et lorsque je repense à lui sur son lit de mort, je me demande toujours s’il est mort en en ayant encore quelques-uns … C’est une question sans réponse qui pourrait me faire perdre la tête, une deuxième fois.
Oh Rimbaud … quel sort m’as-tu donc jeté …

NOM DE FAMILLE ☾ Rimbaud. PRÉNOM(S) ☾ Jean Nicolas Arthur DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ 20 Octobre 1854, Charleville (à l’époque faisant partie de l’empire français) DATE ET LIEU DE DÉCÈS ☾10 Novembre 1891, à Marseille. NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Français pur souche. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Pansexuel STATUT CIVIL À SA MORT ☾ Célibataire  ANCIENNE OCCUPATION ☾ poète de quinze à vingt ans, puis négociant et explorateur en Ethiopie, après avoir subitement renoncé à l’écriture. Surtout vagabond. CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Né d’un père et d’une mère catholique, il n’a pourtant jamais suivi leur idées. OPINION POLITIQUE ☾ Idées résolument anti-bourgeoises et libertines, tendances anarchistes CASIER JUDICIAIRE ☾ vierge, mais a, à de nombreuses reprises, a défrayés la chroniques dans sa jeunesse pour son comportement dans les milieux bourgeois parisiens.
PRÉNOM ☾ Aude, vieux prénoms que portaient déjà les nanas du moyen-age (sisi on s’y fait) PSEUDO ☾ mirror.wax  ÂGE ☾ 17 ans, comme Rimbaud quand il a commencé à se faire des potes poètes à Paris. J’en suis encore loin moi … COMMENT T'ES ARRIVÉ ☾ Grâce à Bazzart, j’suis le projet depuis un bout de temps, et j’ai aidé à la rédaction d’une annexe maggle ! inclinez vo//SBAF COMMENTAIRES ☾ Écrire ici. FRÉQUENCE DE CONNEXION☾ en vacances ça dépend si j’suis partie ou pas … Et à la rentrée ce serale week-end et de temps en temps en semaine, l’internat ça aide pas à garder une vie rpgique ultra active, mais ça fait deux ans que je gère l’internat et les forums, j’suis rôdée et j’arrive à concilier les deux. J’suis régulièrement à jour héhé CODE DU RÈGLEMENT ☾     Code validé par la Lune AVATAR ☾ Pierre Niney (le beau français de la comédie française qui fout toutes les filles en chaleur, moi comprise) et pour Rimbaud, ce sera Leonardo DiCaprio jeune, comme dans le film « Rimbaud & Verlaine » CRÉDITS ☾ avatars de AMIANTE.


Dernière édition par Clemens ÂpreCime le Dim 27 Juil - 23:18, édité 4 fois
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☾ RÉINCARNATION : Arthur Rimbaud, 20 Octobre 1854 -10 Novembre 1891
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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Mer 23 Juil - 8:26

Il dort dans le soleil
Oh Rimbaud ... quel sort m'as-tu donc jeté ?
Il avait pas beaucoup de souvenirs de Londres. En vérité il en a presque aucun … Il a l’impression d’avoir tout oublié avant Tewkesburry, avant … avant tout cela. Il se souvient qu’ils ont dû déménager, quitter un Londres étouffant pour sa mère et lui. Sa mère, cette putain de dépressive qui a été obligée d’arrêter son job pour arrêter de pleurer toute la journée. Mais qu’est-ce qu’elle l’énerve à pleurer toute la journée ou à avoir ces yeux rouges, ce regard vide. C’est tellement énervant. Il comprendra jamais pourquoi son père la console encore, pourquoi il a des gestes tendres envers cette minable loque. C’est d’un ridicule. Alors bon, soit, la capitale n’allait pas aider à son rétablissement, et puis de toute manière Clemens n’avait pas vraiment d’amis à Londres. Ca se voyait, ça se sentait qu’il y était mal. En fait, ce seul endroit où il était bien c’était dans sa chambre. Ou plutôt dans cet atelier où on trouvait des milles et des cents de potterie. Il n’a pas de souvenir de Londres, de ces grandes rues, de ces avenues, de tout ce qu’il y a de magnifiques et d’incroyable à y voir. Il ne se souvient que de son immense chambre, beaucoup trop grande pour être dans un de ces petits appartement du centre Londonien. Sa chambre envahie de sculpture en tout genre. Il se souvient qu’il passait des nuits et des nuits à parfaire ce qu’il créait.  Encore et encore, et ça le rendait si souriant. Bizarre aussi, mais bon, son père s’extasiait avec sincérité, sa mère prenait peur devant certaines des plus étranges sculptures. Bon ils ont dû quitter cette grande chambre à potterie, laissant une odeur rance dans l’air. Il a pris ses valises, a regardé encore une fois son sanctuaire pendant quinze ans. Et ce sont ses seuls souvenirs avant quinze ans.

Avant cette petite maison perdue dans la lande de Gloucester … Ouai, elle a des tuiles rouges sang, mais le sang a coulé pour laisser place à une couleur brune et terne. Délavée, la pluie qui tombe en rafale sur un toit. Les tuiles sont recouvertes de mousse noir ou vert forêt. Ca leur donne un petit charme ancien et surtout terrifiants. Des murs gris, terreux, sales. Il y a aussi, sur cette maison, des petites fenêtres à la peinture délicieusement écaillée. Tout ça donne un certain cachet à cette vieille bicoque perdue au milieu de la lande. On lui avait promis un atelier beaucoup plus grand, où il pourrait tailler des pierres immenses, et son père avait donné sa parole qu’il lui trouverait de grands blocs de pierre pour qu’il s’essaie à des choses plus grandes. Un sourire sincère avait illuminé son visage. Et donc, sa nouvelle vit avait commencé au milieu de cette lande, dans un été accablant de chaleur. Sa mère ne sortait pas de la journée, tandis que lui semblait revivre au milieu de cet immense espace. Tout ça rien que pour lui. La campagne, encore, il pouvait courir sans croiser d’immeubles ! Cet été, et tous ceux qui ont suivi, toutes ses vacances, tous ses jours de libres se sont toujours disposés de la même manière. Dans une harmonie plutôt réconfortante pour un type un peu paumé. Le matin il prenait son petit déjeuner avec son père, lui racontait ses rêves de la nuit, pour peu qu’il n’y ait rien d’érotique, ensuite il prenait un morceau de pain, ou des gateaux, des tomates, et quelques rares fois, du beurre de cacahuète quand son père avait réussi à en trouver. Et puis il partait, toute la journée, rentrait lorsque le soleil se couchait. Il parfait ans la campagne, dans ses refuges secrets, hors sentiers. Il trouvait de vieilles rivières abandonnées, au cœur de quelques forêts perdues, éloignées des routes. Des petits coins de paradis. Il prenait ses outils de sculptures, retournait des semaines au même endroit pour tailler dans la roche tout un endroit, dans des grottes secrètes. Personne ne l’a jamais dérangé. Il se laissait endormir par le bruit du vent ou des rivières. Le soir il rentrait, passait des heures dans son atelier à tailler encore et encore, pour exprimer allez savoir quoi. Son père, parfois, venait le voir, essayait de comprendre ce qu’il avait en tête. Mais jamais personne n’est parvenu à intercepter ses intentions. Il taillait parce que … Parce que. C’était ce qu’il aimait faire voilà tout. Parce que c’était ce qu’il faisait de mieux, parce qu’au travers de ses sculptures, quelque part, quelque chose d’incompréhensible s’exprimait.

La première nuit de son arrivée à Tewkesburry, quelque chose d’étrange s’est produit. Quelque chose qui, mais il ne le savait pas encore, allait changer sa vie. Il s’endormit à son bureau, sur un bouquin. Un recueil de poésie retrouvé dans le grenier de la maison. Que des auteurs français? Apollinaire, Ronsard, Eluard, Verlaine, Baudelaire … Il avait commencé à le lire, s’était endormi alors qu’il tournait la page. Cette nuit là, en rêve, lui est apparu quelque chose d’étrange. Une table en bois. Sur celle-ci était posée une veille bougie sur un socle, comme ceux qu’on pouvait trouver à la fin du XIXème siècle pour s’éclairer en plein milieu de la nuit. Il tenait une plume à la main qu’il trempait frénétiquement dans un encrier, dessinant et écrivant des choses importantes. Il le sentait dans la tension de ses mains, dans son cœur qui battait à la chamade, dans son sourire qui était esquissé de minute en minute sur ses lèvres. Il posa le point final. Lut. Quelques vers, de la poésie. Des vers qu’il venait à peine de coucher sur le papier.

Moi, si mon coeur est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?

Ô cœur volé. Il ressentit une impression de solitude immense. Il ferma les yeux. Et les rouvrit, doucement … Le soleil perçait par une fenêtre, l’abrutissait. Un filet de bave avait coulé le long de sa joue, il avait la bouche pâteuse et un torticolis prononcé. La mâchoire décrochée. Il tenta de garder les yeux ouverts mais la luminosité lui faisait renoncer à cette idée. Il se redressa légèrement pour s’apercevoir que ses bras étaient croisés contre le livre qui était resté ouvert. Par hasard il regarda la page où il s’était arrêté, quelques minutes avant de s’endormir. C’était un poème en français, dont il ne comprenait pas le moindre mot. Il y avait l’original et la traduction anglaise, approximativement, en face. C’était d’un poète dont il n’avait jamais entendu le nom. A. RIMBAUD. Il y avait une petite notice sur son oeuvre et sa biographie mais il se sentait trop pâteux pour la lire. Il parcourut rapidement la dernière phrase du poème. « How to act, dear stolen heart ? » Il sentit son coeur se serrer.  Il passa une main sur son front. Il détourna rapidement les yeux pour regarder la phrase originale. Des mots en français dont il ne comprenait rien, de cette langue il ne se souvenait que de quelques mots de son grand père. Mort. Il ne comprenait pas. Il lut à voit haute, avec un accent qui rendait la phrase incompréhensible. « Comment agir, ô cœur volé. » Et au dessus. « Quand ils auront tari leurs chiques. » La panique gagna son cœur. « Moi, si mon cœur est ravalé. » Il avait les yeux exorbités. Il était parfaitement certain d’avoir lui-même écrit ces vers en rêves, quelques minutes auparavant. Il en était certain. Il avait la mâchoire tremblante … les yeux effrayés d’un animal acculé. Il referma le recueil précipitamment et le lança au haut d’une armoire, contre la paroi. Il le vit glisser, jusqu’à attérrir contre le mur. Il passa les mains dans sa nuque en réfléchissant. Il n’aurait pas dû réagir si fort, sans doute qu’il l’avait lu avait de dormir sans s’en rendre compte et que dans ses rêves il avait réécrit les vers. Oui c’était évidemment ça. Mais … Mais il aurait été incapable de retenir des phrases françaises. Il n’en comprenait pas le sens. Il attrapa une sacoche, son portable et ses écouteurs, dévala les escaliers. Son père était dans la cuisina, il lui fit un bref signe de tête. La question récurrente de comment s’était passée sa nuit, mais cette fois Clem ne répondit pas. Il attrapa un paquet de gâteaux et une bouteille d’eau, puis claqua la porte.

Ce jour ci, il alla tailler quelque chose dont il ne se souvient pas du tout. Et c’était le début. Il trouvait tout cela étrange, et ça ne quitta jamais vraiment son esprit. Il savait quelque part que ce n’était pas normal … Mais mieux valait ne rien dire. Il serait passé pour plus fou qu’il ne l’était vraiment. La rentrée au lycée est arrivée, il est parvenu à se faire quelques amis, petit exploit. Des vrais ami. Le temps a passé. En cours, souvent, il dessinait des hauts de formes sans savoir pourquoi, une moustache élégante et parfois, un visage à rouflaquettes. Quand Andrea lui demandait d’où cela venait il prétextait quelque chose. Que son grand père avait des rouflaquettes. C’est faux voyons, il était chauve et n’avait pas de barbe, à la manière de professeur X dans x-men. Il y avait toujours ce haut de forme, cette barbe et ces espaces de pattes de chaque côté d’un visage qui le hantait. Sa première année de lycée était somme toute normale. Il faisait ses rêves, mais s’en  souvenait rarement, et ça n’a jamais altéré quoi que ce soit chez lui. Une nuit d’été, alors qu’il avait seize ans, il travaillait dans son atelier, sculptant une autre forme étrange et onirique. Puis ce fut comme un coup au cœur, il laissa tomber ses outils, courut jusqu’à sa chambre, attrapa une chaise et à tâtons, chercha le recueil de poésie sur au sommet de son armoire. Le cœur battant, il l’extirpa, poussiéreux. Il ne prit pas la peine de le nettoyer, déjà il se laissait tomber sur le lit pour l’ouvrir à la même page que l’année précédente. « Le cœur volé. » Il prononça les mots en français, à voix haute, comme une révélation. Il lut les vers en français des dizaines et des dizaines de fois, ne trouva le sommeil que lorsque le soleil se leva.

Puis vinrent ses deux dernières années de lycée. Petit à petit … Il y n’oubliait plus ses rêves. Il ne les ignorait plus. Il les subissait. Il se réveillait en sueur, sortant d’un souvenir qui n’était pas le sien. Il s’endormait parfois au beau milieu de la nuit sur une de ses sculptures, et rêvait de ses mains, crispées sur une plume, ecrivait encore et encore. Toujours ce rêves … Des gens habillés dans ces beaux costumes du XIXème, des femmes, des hommes, beaucoup d’hommes avec leurs hauts de formes. Il tailla un haut de forme un jour … Plutôt réussi. Il dormait mal, et peu, à la fin de son lycée les rêves ne le quittaient plus. Il savait que dés qu’il se laisserait allé dans les bras de Morphée, celle-ci se ferait un plaisir de lui faire comprendre qu’il y avait une autre vie … Il en parla à son père, qui sembla un peu déboussolé. Néanmoins, et comme toujours, il eut les mots pour le rassurer. Lui dire que ce n’était pas grave, que c’était simplement cette maison qui le déboussolait. Peut-être qu’il était plus sensible à certaines ondes, peut-être qu’il … Et puis allez savoir. Ca n’était sans doute rien de grave. Les rêves étaient présents … Il y avait toujours cette figure récurrente d’hommes autour de lui, des hommes qui lui sauvaient la mise … Lorsqu’il avait des ennuis. Il se réveillait et avait mal à la tête, mal aux yeux, la poitrine compressée.

C’est lorsqu’il entra à l’université qu’il y eut ce rêve érotique. C’était toujours lui, du moins son regard il voyait tout et ressentait tout comme le personnage de ses rêves. Ses yeux se posèrent sur le visage de ce type au rouflaquettes, qui se rapprochait de lui. Et il l’embrassait. Il l’embrassait à en perdre la raison, amoureusement, langoureusement, puis le rêve continua, empira. Jusqu’à ce qu’il ne  couche avec ce type justement. Sauf qu’on n’était pas censé prendre son pied en rêve non ? Et encore moins lorsqu’on est un mec, avec un autre mec … Il se réveilla alors, en sueur, le souffle court, et définitivement excité par un fantasme tordu et inexplicable d’un type à rouflaquette en habits du XIXème. Il se laissa tomber sur son matelas, en calmant son souffle, en se mordant la lèvre sans comprendre ce qu’il était en train de vivre. Ca allait beaucoup trop loin … Ces rêves l’obnubilaient, ça lui faisait perdre la tête. Ca lui faisait mal partout, il sentait des fourmis parcourir son corps de long en large, le faire tressaillir dangereusement. Il avait la mâchoire tremblante, le cœur qui battait à cent à l’heure. Les fourmis qui rampaient le long de ses muscles tendus se changèrent bientôt … Il sentit avec une précision effrayante les mains de cet inconnu descendre le long de ses hanches, sa bouche contre son torse, ses lèvres contre son torse. Il ferma les yeux, pour se laisser envahir … sans bien comprendre ce qu’il lui arrivait. Il avait l’impression de revivre tout cela, encore une fois. Putain il était sûr d’avoir déjà vécu un truc pareil … Son souffle s’accéléra tandis qu’il se rappelait de la suite du rêve. Il avait perdu la notion du temps. Il ressentait avec une telle précision tous les contacts que ce type avait pu avoir sur lui. Mais le pire dans tout ça c’est qu’il en voulait plus. Beaucoup plus pour lui. Il voulait encore que cet homme qu’il n’avait jamais rencontré, qui n’était qu’un songe, une machination de son esprit tordu, revienne le voir en rêve. Il rouvrit brutalement les yeux. Mais bordel il l’avait jamais vu ! Il avait jamais bandé en pensant à un mec, jamais il avait eu de problème avec sa sexualité ! Pourquoi tout se mélangeait … Pourquoi les problèmes s’entassaient encore et encore dans son corps … Dans son cœur, comprimé. Il calma sa respiration, son souffle excité par un rêve. Un simple rêve érotique tordu. Y’avait quelque chose qui allait pas, qui tournait pas rond … Il était certain que c’était plus qu’un rêve. Y’en avait trop, y’en avait beaucoup trop. Et puis il voyait encore des vers, des mots tordus dans une langue qu’il comprenait pas. Ce type lui murmurait des mots en français des mots en français qui avait en sens. C’était impossible. Il tenta de faire le tri dans ses souvenirs. Il se releva brusquement pour prendre une douche. Une douche qui dura des heures. Il était en train de perdre la tête. C’était premièrement impossible qu’il ressente une telle attirance, à la fois physique et psychologique pour un homme qu’il n’avait jamais rencontré. Deuxièmement, il avait ces rêves dans une langue qu’il ne connaissait pas et que pourtant il comprenait très nettement, jusqu’à son réveil où plus rien n’avait de sens. Il se gratta l’arrière de la tête, comme il le fait toujours quand il ne comprend rien… Il ne raconta pas ce rêve à son père. Il avait trop peur de sa réaction face à ce genre de fantasmes tordus. Pourtant ce songe revint, encore et encore, un nombre incalculable de fois. Il se vit encore écrire et écrire, et ces rêves l’empêchaient de réfléchir correctement. Il avait beau essayé de les oublier, ils revenaient à la charge. Il tentait de dormir le moins possible, pour y échapper, mais il n’avait aucune résistance au sommeil. Parfois, au milieu de l’amphithéâtre, il s’écroulait de fatigue et s’endormait. Il se réveillait en sursaut, au beau milieu du court avec encore et toujours, le visage de cet homme hantant ses pensées.

A présent, cinq ans ont passé depuis son premier rêve. Il rouvre souvent ce recueil de poésie. Il a peur de ce poème, de ce Rimbaud sur qui il a fait des recherches. Il a peur de ce Rimbaud qui était amoureux de ce Verlaine, de cette espèce de romance interdite par l’âge et leur sexe. Il a peur de penser que tous le vers qu’il voit en rêve existent réellement, qu’il revit simplement le moment où il les a créé. Et depuis un an, c’est de pire en pire. Il se réveille en pleine nuit, à son bureau, en train d’écrire des mots en français qu’il relit, qu’il comprend, mais qu’il serait incapable d’expliquer. Il planque tout ce qui a un rapport avec ce phénomène étrange, il essaye de cacher ces rêves perturbant, puissant, érotiques dans un coin de sa tête, mais ils sont toujours là, ils le guettent. Parfois, son esprit divague, et alors qu’il façonne quelque chose dans l’argile, tout prend la forme de ce visage qu’il voit toujours en rêve. Ou bien une plume, un encrier. Il s’aperçoit que son écriture change singulièrement, que ses lettres sont italiques, que les barres des T ou des P se barrent dans tous les sens. Il se réveille de plus en plus souvent en pleine nuit en train de faire quelque chose qu’il n’avait pas prévu. C’est pas lui. Et en cours, son avis s’affine, mais pas comme il devrait. Il a ce genre de pulsions anarchistes temps en temps, cette envie de balancer la table et de hurler que c’est faux. Mais c’est pas lui ça, lui il préfère se taire, laisser les choses couler, il a pas d’avis putain il vote pour les verts. Les verts les mecs. Ca veut tout dire. Clem n’est pas un anarchiste, point barre. Il sent que le subconscient commence à se faire omniprésent, et il sait pas comment faire pour l’arrêter. Parfois il voit des choses, et des mots lui viennent en tête. Des mots poétiques. Mais il sait parfaitement que ce ne sont pas les siens. Et dans ce genre de moment, il se dépêche de tout oublier, de tout effacer en allant taper sur un bloc de pierre. Qui finit par prendre la forme de cet homme, encore. Il en a parlé à son père. Celui-ci ne dit plus de ne pas s’inquiéter, il sent, tout aussi bien que Clem que lorsqu’il répond à sa mère, ce n’est pas lui qui parle, mais plutôt quelqu’un d’autre. De plus énervé, de plus hargneux. Il ne croit pas à la réincarnation. Mais il ne dira pas à son fils qu’il est fou. Il l’aidera et c’est tout, ça Clemens le sait.


Et il rêve de poèmes, encore aujourd’hui. Il ne s’y est toujours pas fait, il espère, chaque jour qui passe, que ce ne sera pas ces rêves, ce que ce sera quelque chose de normal et d’alambiqué. Il rêve de ce type qui l’embrasse. Il rêve de ces vers et ça lui fait péter les plombs. Il a mal parce qu’il sent, petit à petit, que Rimbaud lui a jeté un sort.








Dernière édition par Clemens ÂpreCime le Dim 27 Juil - 12:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Mer 23 Juil - 18:43

Bienvenue petit Rimbaud à Tewkesbury. I love you
Pas de soucis, hâte de voir ta fiche.   

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So many times i've tried
But i'm still caged inside
Somebody get me through this
nightmare. I can't control myself. ❞

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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Mer 23 Juil - 22:28

Rimbaud ! Un de mes poètes favoris  haon 

Bref, bienvenue ici et bonne chance pour ta fiche, hâte de voir ce que tu vas en faire  perv 
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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Sam 26 Juil - 18:25

Je devrais avoir finir ce soir  han 

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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Dim 27 Juil - 20:28

ô mon beau Rimbaud, je te souhaite la bienvenue. Toutefois je commencerai à lire ta fiche quand tu auras placé le bon de code de règlement.  Je reviendrais te voir après ce changement. perv

EDIT : et s'il était possible de changer ta signature, car il doit y avoir un problème dans le codage mais, elle déforme le forum. Désolée du dérangement.  haon 
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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Dim 27 Juil - 22:12

Désolée pour la signa c'était aude passion ne pas refermer ses balises Arrow

Et pour le code ... à moins que je ne me sois trompée, je l'avais mis  cute j'ai édité peut-être que j'avais pas été assez clair

et si c'est pas ce code là je sais pas quoi dire Arrow

edit : ok jsuis une ksos

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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Lun 28 Juil - 0:52


   
félicitations, petit dément
bienvenue chez les fous
ô mon bel ami, j'ai pu lire que tu étais soumis aux affres dû à la réminiscence. ô mon bel ami, pardonne-moi de te dire cela mais, tu sembles proche de perdre ton identité et de la céder à ce jeune poète marginal. Et puis comme tu l'as si bien dit autrefois, " je est un autre." Bienvenue à Tewkesbury, la ville aux songes.

   Maintenant que tu es validé, mon lapin. Tu vas pouvoir te mêler à la masse des autres fous de notre petit comté. Avant tout, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à faire un passage du côté des demandes. Libre à toi alors de te tisser des liens avec ces spécimens, puis de répertorier vos folles aventures. Si toutefois tu dois t'absenter un moment, n'oublie pas de nous prévenir. N'hésite pas un instant à venir t'amuser dans le flood ou la chatbox. Enfin, si la moindre question te taraude, tu peux venir harceler le staff qui fera son possible pour ne pas te manger, haha. Bref, bon jeu parmi nous. haon
   



   


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MessageSujet: Re: Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune   Lun 28 Juil - 8:58

Oooooooh bien trouvé, j'aurais dû utiliser cette citation dans mon histoire ksss m'en veux

Merci petit lune  haon 

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Un roi nègre, un beau jour, nous renvoie à la faune

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