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 (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight

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FIRST QUARTER



DER WAHNSINN HAT MICH EINGESPERRT

☾ RÉINCARNATION : Gerhardt Söltzstein (14 janvier 1899 - 21 octobre 1941)
☾ OCCUPATION : peintre restaurateur au john moore museum et réalisateur.
☽ AVATAR : Benedict Cumberbatch
☽ CRÉDITS : astealeaf et tumblr
☽ MESSAGES : 40
☽ INCARNATION : 24/07/2014
☽ ÉTOILES : 43
MessageSujet: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Jeu 24 Juil - 23:00


Alec Magnússon
NOM DE FAMILLE ☾ Magnússon, un nom parmi d'autres, peint dans les teintes bordeaux sur le panneau de la boulangerie de son village natal et à qui il a toujours adressé une grimace. PRÉNOM(S) ☾ Alec David Henry, trop de prénoms inutiles à son goût et qui reflètent la prétention maladive de ses parents à toujours trouver un moyen de lui rappeler son arbre généalogique pourtant loin d'être impressionnant et palpitant. ÂGE ☾ Trente-sept ans, des hivers et des automnes qu'il porte très bien. DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ 21 novembre 1976 à Portree en Écosse. NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Anglais, il est le fils d'un père écossais et d'une mère britannique aux origines islandaises. Il aurait aussi des arrières-grands-parents irlandais, mais n'y portant aucun intérêt il n'est plus certain de ce détail. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Bisexuel, orientation qu'il a toujours bien vécu en ne se souciant pas des avis des autres et en clamant un fier je fais bien ce que je veux alors allez vous faire foutre au premier regard de haine ou de dégoût. STATUT CIVIL ☾ Célibataire, depuis bien trop d'années malgré lui. Il se demande s'il peut seulement prétendre à une relation plus au moins sérieuse dans sa vie, songeant parfois à se marier avec le premier inconnu qui aura assez pitié de lui pour lui répondre à l'affirmative. OCCUPATION ☾ Peintre restaurateur au John Moore Museum, un travail qui le comble pour sa tranquillité, sa précision, la patience et le bagage culturel et artistique nécessaire à son exécution. Alec est aussi réalisateur lorsque le temps lui permet, n'ayant à son actif que deux films dont le premier ne remporta pas le succès espéré mais qui lui permit de prendre ses marques et s'intégrer peu à peu au monde du cinéma dans lequel il revient avec sa nouvelle oeuvre. CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Il s'intéresse au bouddhisme et est en accord avec nombreuses de ses idées mais reste cependant distant avec la religion, n'y voyant qu'un intérêt historique et artistique. OPINION POLITIQUE ☾ Aucune. À vrai dire il se fiche pas mal de la politique et vote toujours pour celui qui lui semble le plus sympa et avec des projets d'innovation dans le domaine culturel. CASIER JUDICIAIRE ☾ Miraculeusement vierge, bon point pour sa carrière. GROUPE ☾ First quarter.
TEMPS MODERNES
patient ☾ calme ☾ rêveur ☾ solitaire ☾ amusant ☾ intransigeant ☾ méfiant ☾ rancunier ☾ râleur ☾ passionné ☾ à l'insulte facile ☾ discret ☾ sensible ☾ obstiné ☾ dévoué ☾ désorganisé ☾ rusé ☾ fidèle ☾ émotif ☾ attentionné ☾ exigeant ☾ créatif ☾ souriant ☾ observateur ☾ franc ☾ cultivé ☾ maladroit ☾ jaloux ☾ sarcastique
Tenter de connaître celui qui se cache en promettant pourtant derrière ce regard bleu et ce visage calme que cela ne le dérange pas est loin d'être une mince affaire. Qui peut-il réellement prétendre connaître celui qui rentre chez lui en faisant danser son vélo avec douceur aux rythmes des mélodies dans son casque et qui renforce ainsi cette barrière entre lui et un monde qu'il apprécie mais auquel il préfère choisir les moments de confrontation et se limiter à des instants légers pour ensuite retourner se baigner dans ces tubes de peinture ? Qui a déjà eu l'occasion de partager une cigarette avec le rêveur durant une pause bien méritée sous les gouttes délicates de la pluie qui le font sourire quand il l’accueille comme si à chaque fois elle lui avait davantage manqué ? Peu savent, mais à vrai dire peu le veulent. Et Alec sait malgré tout s'attacher à certains êtres dès lors que son regard quitte miraculeusement la toile ou le livre qu'il contemple pour aller se poser sur une fossette réconfortante ou des lèvres promettant nombres de récits passionnants, montrant alors que c'est un être dévoué et appréciant chaque détail qui lui est offert de rencontrer. Il aime à déposer ses yeux sur des histoires qu'on lui raconte avec simplicité, il guette ces instants où le temps filera pour laisser place à un autre décor duquel on ne l'en sortira qu'au risque de croiser son regard noir et rancunier. Profiter ce qui passe, l'apprendre. D'ailleurs, chaque objet se trouvant là, sous les combles de son appartement, fait preuve qu'Alec est un homme simple et peut fondre toutes ses émotions dans un élément, aussi abîmé et inutile soit-il, pour le contempler encore et encore sans jamais se laser de l'aimer pour ce qu'il représente. Depuis sa cuisine bancale aux énormes malles renfermant ses vêtements en passant par cette table basse où se mélangent un nombre impressionnant de vinyles de groupes rock et de compositeurs nordiques, chaque centimètre, chaque angle fait partie de cet homme et c'est tout ce qui compte pour lui, être dans son antre qui l'inspire. Capter l'attention d'un homme qui trouve plus palpitant de donner son amour à un livre aux coins cornés, voilà un défi que certains s'étaient amusés à relever sous l’œil observateur d'Alec qui se plaît à faire semblant de rien, flânant dans cet univers qu'il emportait avec lui sans que l'avis des autres l'importe, traînant dans son sillage un air serein et une odeur de peinture et de thé qui lui collait à la peau, parfois remplacée par celle du pain chaud quand il dévalisait une partie de la boulangerie, nostalgique de son enfance et de la boutique familiale. On ne le connaissait pas et pourtant on pouvait dire qu'il avait l'air heureux, qu'il se contentait d'une vie simple et faite d'un bazar qu'il entassait dans ces trois petites pièces alors qu'il pouvait se payer tellement plus et avoir bien meilleur salaire. Et Alec, avec ce sourire qu'il adressait en silence à tout et rien, donnait cette image de bonheur qu'on lui pensait être normale. Lui n'y croit pas vraiment, pas quand sa vie ne partage pas celle d'une autre âme et qu'il en est dévoré au point de l'appeler en silence au coin de chaque rue, pas quand il ressent cette constante envie de gueuler alors qu'il n'y voit aucune raison et que ses doigts tremblent en annonçant l'arrivée de ces émotions ayant tant abîmé son cœur, sa respiration et ses confiances  Pas quand il a l'impression d'être une ombre même pour lui-même. Alors dites-moi, est ce que l'on peut réellement connaître une ombre ?
TEMPS PASSÉS
prudent ☾ nerveux ☾ sympathique ☾ généreux ☾ rancunier ☾ débrouillard ☾ têtu ☾ poli ☾ confus ☾ irascible ☾ emphatique ☾ distrait ☾ pessimiste ☾ ponctuel ☾ romantique ☾ indécis ☾ habile ☾ amical ☾ instable mentalement ☾ lunatique ☾ protecteur ☾ aimable ☾ humble ☾ juste
Il n'était rien qu'un nom sur les registres, un auteur aux livres en cendres, un ami dont on faisait l'éloge avec fierté sans être capable de savoir s'il avait une fratrie ou non. Söltztein était ce genre d'homme qui passe dans l'Histoire comme une ombre, désireux de se faire une honnête place de témoin dans les mémoires et voyant sa vie prendre un autre chemin, ses doutes et inquiétudes le dévorer à petit feu tandis que le monde autour de lui brûle et qu'il ne peut rien y faire malgré toute sa volonté. La colère. Habité par le regret, l'envie de se battre en continuant de sourire à un futur auquel il ne croyait plus vraiment. Ses amis auraient pu écrire un livre sur lui, ils auraient pu témoigner, mais ils se sont tus, emportant avec eux, tel un secret du passé qu'on veut oublier, la vie de cet homme qu'il connaissait si bien et si peu à la fois, qui ne changea pourtant rien au cours de l'Histoire et n'était qu'une énième victime parmi d'autres qui aurait pu changer certaines choses si on lui avait laissé plus de chance, plus de temps. De meilleurs choix. Toutes ces bouches qui se turent comme si elles lui étaient étrangères et n'avaient aucun souvenir de lui, ces amis qui à l'instant de son dernier souffle couraient eux aussi à en perdre haleine à travers le pays, en priant pour qu'ils n'auraient pas à dénombrer trop de morts parmi eux. Et des amis il en a compté durant sa vie, par cent cinquante au moins, dirait-il avec modestie. Jeune écrivain qui était venu tenter sa chance dans la grande ville de Berlin après des études universitaires en lettres, c'était l'image d'un homme plein de rêves paisibles dans les yeux, l'excitation de rencontrer les individus du monde artistique et de dévorer à pleines dents le temps qu'on lui offrait. Gerhardt faisait partie de ces auteurs qui s'enfermaient des jours durant, voir des semaines, dans une minuscule pièce délabrée, faisant confiance à un toit menaçant de lui tomber sur la tête et trouvant le plaisir du quotidien dans ces meubles bouffés par l'humidité, dans son combat contre les mots inexistants qui voulait mettre sur certaines beautés ou tristesses qui le dépassaient. Coucher les mots à toute vitesse était d'un tel naturel pour lui qu'on le regardait faire avec un fin sourire quand il s'enveloppait dans son monde, sans un mot. Un monde qui était devenu rapidement sombre et torturé lorsque au fil des ans un mal explosa en lui, tel un monstre qui s'était installé tranquillement pour manger ses rares moments d'espoir et en grandir. On le savait malade, on le savait trouver refuge dans sa tendre cigarette et son verre d'alcool pour se protéger, et protéger les autres, tel était son discours qui couvrait son regard épuisé au fil des crises qu'il ne pouvait plus cacher et qui l’emmenèrent un jour entre des murs qui furent un coup de grâce à son esprit rêvant encore de rires sincères dans le ventre. Un mal de jeunesse qui ne fut jamais soigné, dévorant son esprit qui fut déjà piétiné d'année en année par le malheur que vivait la société allemande et dans laquelle il se débattait tant bien que mal, préférant vers la fin le choix de s'enfermer dans cette cage d'où il ne voulait pas sortir, trop inquiet qu'on l'y remette après la première victoire rencontrée. Il était devenu un véritable gouffre de tristesse, de questions et de rage contre le vide, mais on l'aimait. Malgré ses drôles d'expressions faciales quand autre chose prenait le dessus sur lui, malgré ses cheveux fous qu'il ne domptait que pour les grandes occasions, ses joues qui se creusaient au rythme des incertitudes pour faire apparaître davantage ses pommettes saillantes et ses vêtements abîmés qu'il traînait comme son deuxième corps à grand confort, on l'aimait pour ce qu'il représentait ; un sourire faux, sans espoir, mais qui ne démordait pas dans son combat, quel qu'il soit. On lui reconnaissait un intérêt discret pour les hommes, un amour passionné des mots et une facilité à savoir se retirer quand les choses devenaient dangereuses, s'éclipsant sans abandonner. Gerhardt, on l'aimait pour être cet homme qu'il voulait être simple et ainsi sauver sa peau mais qui avait des principes gravés trop profondément dans le cœur pour faire semblant. On l'aimait et pourtant de ses parents, du goût de sa soupe préféré ou de ses projets quand son dos commencerait à se voûter, personne n'en sut jamais rien. Et son souvenir disparu avec ses livres, avec ses amis qui s’éteignirent peu après lui ou des dizaines d'années ensuite, comme si ce n'était rien. Comme si on savait qu'on le rejoignait après ce chemin escarpé et qu'il ne put grimper jusqu'au bout, laissant planer sur ses lèvres la promesse d'un jour panser ce regret.

NOM DE FAMILLE ☾ Söltzstein, nom qui aurait pu traverser les générations si le feu, les balles et la peur ne l'avait pas plongé dans l'oubli. PRÉNOM(S) ☾ Gerhardt, prénom qui tint tellement à cœur son possesseur qu'il se présentait et signait d'un Heinrich qui lui plaisait davantage. DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ 21 janvier 1899, à Odense au
Danemark. DATE ET LIEU DE DÉCÈS ☾ 18 octobre 1941, à Neumünster en Allemagne. NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Allemand, sa mère était danoise avant de changer de nationalité quand ils s'installèrent à Berlin. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Hétérosexuel, du moins c'est ce qu'il affirmait en compagnie de ses amis, laissant sous-entendre qu'un jour il épousera une jolie blonde et qu'il limitait ses conquêtes pour elle. STATUT CIVIL À SA MORT ☾ Fiancé et en couple, avec deux personnes différentes, l'une étant sa couverture (et lui la sienne) et l'autre étant son compagnon. ANCIENNE OCCUPATION ☾ Écrivain, poète et traducteur, il travaillait plusieurs genres littéraires avec une préférence pour le romantisme qui eut du succès auprès des passionnés de voyages et des musiciens dont il faisait sans cesse l'éloge à travers ses vers, passant dès 1937 à des sujets plus sombres. Les deux dernières années de sa vie il fut contraint à prendre un travail de contrôleur de train pour subvenir à ses besoins, l'écriture ne rapportant plus rien et la nécessité de faire profil bas étant capitale.  CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Chrétien, du moins dans son enfance, ses convictions ayant été rapidement ébranlées par la réalité du monde qui l'entourait. Il ne remettait pas en question la croyance en elle-même et a même fortement soutenu l'idée, mais sans prier un dieu en particulier. OPINION POLITIQUE ☾ Communiste, il a toujours été effrayé par l'ombre pesante du national-socialisme qui prit de l'ampleur peu à peu. En 1934, son désintérêt pour la politique mourut quand la réalité des événements le frappa lui et son entourage, l'emmenant alors à avoir ces discussions qui l'avaient tant rebuté par le passé mais qu'il ne pouvait ignorer, sa raison l'obligeant à hurler d'abord à haute-voix avant de se gronder en silence pour rester en vie. CASIER JUDICIAIRE ☾ Depuis 1935 il a enchaîné les gardes-à-vue, les arrestations et procès, passant même sept mois dans la prison de Plötzensee. Les délits allaient de bagarre devant un bar, de grosses dettes, de distribution et impression de prospectus interdits, publication d'ouvrages aux mœurs dérangeantes et, bien entendu, infractions au paragraphe 175.
PRÉNOM ☾ Bande de curieux, vous pouvez m'appeler l'ermite, pris l'habitude d'y répondre désormais. PSEUDO ☾ hermits united. ÂGE ☾ On ne demande pas l'âge d'une lady. (...) Comment ça je ne suis point une lady ?   Soit, je vous l'avoue j'ai 21 ans. COMMENT T'ES ARRIVÉ ☾ Par un partenariat. COMMENTAIRES ☾ Ce forum est magnifique, rarement été inspiré de la sorte. haon FRÉQUENCE DE CONNEXION☾ Selon la volonté de mon patron, mes crises d'insomnie et les vacances improvisées, environ quatre soirs par semaine donc. CODE DU RÈGLEMENT ☾   Code validé par la Lune. AVATAR ☾ Benedict Cumberbatch. CRÉDITS ☾ avatars de shyia, musiques de cocorosie, dustin o'halloran et ólafur arnalds.



Dernière édition par Alec Magnússon le Mer 30 Juil - 19:39, édité 10 fois
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FIRST QUARTER



DER WAHNSINN HAT MICH EINGESPERRT

☾ RÉINCARNATION : Gerhardt Söltzstein (14 janvier 1899 - 21 octobre 1941)
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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Jeu 24 Juil - 23:00


LAMPS WILL GLIMMER
ON THE GLOOM
PREY ON THE LIGHT IN THE ROOM AS WE FILL IT TO THE BRIM. WE SAY THE WORDS WE TAKE THEM IN. OH HOW THE HILLS WERE LAUGHING. OH HOW THE CREEKS THEY CRIED. OH HOW THE GRASS WOULD CHEER ON AS WE PASSED THEM BY.


Ce craquement entre le bois et le métal lui était si familier, il l'adorait. Il aurait même pu passer de longues secondes ce soir à répéter le geste, aimant entendre le doux bruit de cette vieille porte qui s'ouvrait sur son appartement, son monde aux odeurs d'humidité, de peinture et de thé. Mais il était bien trop tard pour ce jeu-là, Alec le savait et ferma le loquet d'un simple geste indifférent avant de se diriger vers la pièce principale, jetant ses clefs sur une armoire fabriquée avec les moyens du bords, c'est-à-dire des planches récupérées sur un chantier et qui donnaient du charme à ce meuble qui pourtant n'était pas bien compliqué. Pas même le courage pour un thé, faire plus de cent miles pour la capitale, deux fois en une journée, c'était la plus brillante des idées du mois. Il avait emménagé dans cet appartement trois ans plus tôt lorsqu'il était venu s'installer dans la ville de Tewkesbury, juste après avoir fini le tournage de son premier film pour lequel il avait mis en suspend son travail de peintre restaurateur. Il se souvenait d'ailleurs parfaitement de son premier jour de travail au musée, ce bonheur à retrouver le plaisir de la couleur se mêlant aux fibres du pinceau, cette fébrilité dans les doigts en contemplant le tableau dont il allait devoir prendre soin en y concentrant toutes ses connaissances. Et celles-ci n'étaient pas moindre, sortant directement du Camberwell College of Arts de Londres, un établissement réputé dans le monde de l'art et du design, il avait pu prétendre à ce poste grâce à son diplôme et s'en sentait fier. Comme ce soir à la projection en avant-première de son nouveau film dans un festival londonien, une fierté qu'il cachait très bien pour le concentrer dans l'attention dont il devait encore faire preuve envers son œuvre et les souvenirs de ces instants uniques.

Leurs regards, les yeux de ces gens, ces inconnus qui le regardaient monter sur scène, le fil du micro s'empêtrant dans ses jambes tandis qu'il s'était avancé vers la chaise vide qui l'attendait, lui présentant un vide qu'il irait combler tant avec sa présence qu'avec des mots qu'il allait devoir calculer, qu'il devrait rendre passionnés. Pour ça il ne s'était pas réellement inquiété, les images projetées sur ce grand écran filaient toujours dans ses yeux et ce depuis les dix derniers mois, depuis qu'il avait fait parcourir son regard à toute vitesse sur les lignes de ce roman qui avait renversé son esprit. Alors leur parler de ô combien sont complexes et simples à la fois ces personnages, à quel point le calme des fjords renforçait la brutalité de ces quotidiens fictifs ébranlés comme une oreille sourde aux émotions, de la passion qu'il éprouvait pour ce scénario, rien de tout ça n'était difficile, c'était d'ailleurs le seul moteur qui l’avait amené en face de ce public. Il n'était là pour rien d'autre, juste leur transmettre encore une fois ces images auxquelles il était attaché, par la voix cette fois-ci, par des gestes qui dessinaient vaguement ce qu'il avait vu et sentit à travers chaque seconde de tournage. Au diable les questions personnelles, au diable si quelqu'un voulait savoir s'il espérait recevoir un prix pour son film aux prochains BAFTA, ce qui était absolument improbable. Quelle remarque idiote de toute manière, qui ne rêve pas de voir son travail être récompensé ? La petite salle ne devait compter qu'une centaine de personnes et s'étaient mélangés à cet événement des critiques, des journalistes, des producteurs, des acteurs. Des amis, aurait-il du sans doute ajouter. La présence de spots lumineux braqués sur son visage aurait pu l'excuser à n'en voir aucun, mais il n'y avait eu aucune ampoule qui l'aveuglait. Juste lui et des inconnus.
Alec avait préféré laisser une distance d'un mètre entre lui et la chaise, agitant doucement la main, un léger sourire sur les lèvres quand il fut applaudi. Il les avait regardé et écouté, tous, un par un au fil des mains levées. « Quelle était votre principale inspiration ? » (...) « L'histoire raconte la défaite d'un groupe d'amis face à un groupe pharmaceutique. Vouliez-vous dénoncer le conflit entre éthique et commerce dans le domaine de la recherche ? » (...) « Le personnage de Simon est dépeint ici comme observateur alors qu'il est responsable et victime à la fois, pourquoi choisir ce regard ? » (...) Tout cela avait été si intéressant, Our Last One semblait avoir plu à la grande majorité des personnes présentes et le sourire d'Alec les en remercia tout au long de l'entretien. Il y avait eu tant de travail, tant de passion, d'acharnement et de moments parfois difficiles pour obtenir exactement ce qu'il voulait, épuisant son équipe et poussant ses acteurs le plus loin possible dans leurs méthodes jusqu'à obtenir comme première réputation dans le milieu d'être un réalisateur exigeant mais sensible et créatif. Lui qui s'était lancé dans l'aventure sans jamais avoir suivi les moindres études cinématographiques, simplement amoureux de cet univers depuis sa tendre enfance et apprenant sur le tas dès ses huit ans avec l'ancienne caméra de son père, poussé par l'envie dévorante de faire naître des vies éphémères, des dialogues que l'on pourra rembobiner à volonté et des cris ou rires sur des sujets oubliés.
Cette curiosité et attachement des individus fictifs de passage était né de son enfance, d'une période désormais floue. Et ses parents se gardaient bien de lui dire que plus jeune il s'était pris pour un écrivain ayant vécu durant la seconde guerre mondiale, qu'il leur racontait son désir de revoir sa maison d'enfance, celle près de ce grand canal alors qu'il n'avait jamais quitté l'Écosse et vivait au milieu des montagnes et des lochs. Il y eut aussi des récits de voyages nocturnes en vélo durant lesquelles lui et ses amis descendaient les pavés par grands zigzags et en souriant, des pleurs en découvrant que sa vieille machine à écrire n'était plus et n'avait jamais été. Toutes ces images confiées par leur fils étaient si détaillées que les parents en furent effrayés, comme cette nuit où Alec se mit à hurler que son amoureux était couvert de sang et ne bougeait plus. On avait beau l'interroger sur ce que tout cela voulait dire, il ne savait rien d'autre que les images de ces instants silencieux offerts par Morphée. « Qui t'as dit que ce monsieur était ton père ? » « Personne, je sais juste que c'est lui, je l'ai reconnu. » « Et moi je suis qui alors ? » « Bah, tu es mon autre père, t'es bête ou quoi ? » Puis, les rêves s'estompèrent, ces nuits pleines de regrets sans nom pour le garçon s'espacèrent et il oublia en grandissant qu'il s'était pris pour un homme qu'il ne connaissait pas. Après tout, ce n'était qu'un jeu non ? Juste des rêves et des cauchemars, c'est tout, n'est-ce pas ?

C'est ce que se répétait une deuxième fois Alec, en silence, le regard braqué sur son lit qui l'attendait, froid, vide, les draps emmêlés. Il ne voulait pas dormir. Peut-être ne voulait-il même plus dormir pendant des semaines, aussi longtemps que possible, pas après ces dernières nuits agitées, ces réveils en sursaut où il se surprenait à appeler des noms qu'il n'avait jamais entendu. Il ne désirait pas être à nouveau la proie de ces images qui restaient gravés dans son cerveau, impossibles à cacher et qui le conduisaient à se demander des heures durant ce qu'elles voulaient dire, lui qui s'approchait peu à peu de la réponse mais qui avait encore du mal à s'habituer. Comment pouvait-il l'accepter facilement de toute manière ? Il ne voulait pas être quelqu'un d'autre, il voulait être lui et que sa vie soit la première et la seule que son âme puisse vivre. Ce n'était en rien de l'égoïsme, juste de la peur à se souvenir de ces sensations alors qu'elles n'étaient pas réellement siennes. Et par-dessus tout il se savait faible, trop facilement touché par l'histoire d'inconnus, encore plus quand elles étaient dramatiques. Mais il ne désirait pas succomber, il ne le pouvait pas. Cela ne serait ni respectueux pour l'homme qu'il était là, dans ce corps, dans cet esprit, ni pour celui qui avait eu son temps. Et pourtant, par curiosité, Alec retira délicatement sa chemise, faisant valser son pantalon à travers la pièce et allumant sa lampe de chevet avant de se glisser sous la couverture, le regard coupable et indécis. Mais il était épuisé, et avec tant de questions. Est-ce que tout ça est-il possible ? Alors il ferma les yeux, espérant d'une part dormir paisiblement avant de se réveiller pour courir à toute allure vers le John Moore Museum auquel il serait une fois encore en retard, et espérant de l'autre qu'il saurait cette nuit qui était cette Sophie ayant donné cette bague, d'un air amer, à cet homme qu'il comprenait être, en quelque sorte, lui.





DER WAHNSINN HAT MICH EINGESPERRT
UND DEINE HEILE WELT VERZERRT. HAT SICH IN DEINEN KOPF GEPFLANZT. LAUF, KIND, LAUF SO SCHNELL DU KANST. DU WEIßT NICHT MEHR, WER DU BIST. DU WEIßT NICHT MEHR, WAS LIEBE IST. DEIN SPIEGELBILD HAT SICH ENTSTELLT. NIEMAND IST HIER, DER ZU DIR HÄLT.


Leurs regards, les yeux de ces gens, ces inconnus qui le regardaient être jeté hors de l'épicerie, la chemise froissée, un filet de sang qui collait ses cheveux châtains en un tas sombre de boucles sales et une barbe de six jours qui lui donnait un air de vagabond. Était-ce réellement ainsi qu'il allait partir ? Devant ces inconnus qui le voyaient comme un sans-abri, un voleur apeuré lâchant des larmes de rage ? Était-ce réellement ici qu'il allait crever, dans cette ville triste, loin de ces amis ? Après tous ces efforts, cette course pour atteindre le Danemark, c'était tellement stupide d'être proche du but et finir ainsi. « Monsieur Söltzstein, nous avons eu du mal à vous trouver. Vous êtes bien meilleur pour vous cacher que pour l'écriture. » « Pas assez visiblement. Et je suis surpris, vous avez lu mes livres ? » répondit Gerhardt dont la voix tremblait malgré le grand sourire moqueur qu'il affichait au lieutenant devant lui. « Oui, des exemplaires remarquables et très utiles comme preuves pour votre procès. » « Je vais être jugé ? » « Sur le champ, je me charge personnellement de la sentence. » dit le soldat qui fut heureux d'apercevoir la lueur d'espoir dans les yeux de l'écrivain être tuée en un instant. Des mains agrippèrent ses bras et ses épaules, forçant Gerhardt à reculer près d'un mur et qui ne s'aperçut même pas qu'il luttait, son esprit ne prenant conscience que d'une chose : il allait mourir. Il allait crever là, dans cette ruelle sans le moindre beau bâtiment à l'horizon pour égayer une derrière fois son cœur. Il allait tomber un jour de bruine, dans des vêtements qu'il n'aimait même pas et après avoir bu pour dernier verre un café froid, amer. Lui qui détestait le café. Lui qui détestait cette ville. Lui qui détestait cet air qui puait le métal des armes. Hans, je suis désolé. Il lança un rapide coup d’œil à son ami à côté de lui, le torse nu roué de tant de coups qu'il aurait aimé faire pour dernier geste celui de caresser ses blessures et lui souffler à l'oreille que tout irait bien. Qu'il était heureux de partir en ayant sa peau collé contre la sienne, et tant pis pour le Danemark, tant pis pour la liberté et ces années promises, tant pis pour tout ce qui s'envolait dont leurs vies, ils s'étaient aimés et c'est tout ce qui comptait. Mais il n'eut pas besoin de lui dire, ces mots avaient déjà été prononcés dans un murmure discret plus tôt dans la semaine lorsqu'ils bouclèrent leurs valises à toute vitesse et quittèrent Munich en hâte. Il aurait seulement aimé le lui dire encore une fois, même si c'était maladroit et peu convainquant, rien qu'une fois à haute-voix, juste pour emmerder ces monstres qui grogneraient de dégoût avant de leur tirer une balle dans la tête et certainement mettre feu à leurs dépouilles contre-nature.
« Hans... » Peut-être que s’ils avaient couru plus vite ça ne serait pas arrivé. Peut-être que si Gerhardt n'avait pas été cet écrivain torturé il n'aurait pas emmener son ami dans la tombe, comme lui y avait été poussé par des amis tout aussi effrayés et se débattant pour survivre ou sauver les leurs. Pour essayer de panser des vies écorchées. Merde, comment en était-il arrivé là ? Des tracts imprimés, des écrits d'une poésie peu appréciée, des verres échangés avec les mauvaises personnes. Ou plutôt de bonnes personnes qui dérangeaient bien trop de monstres pour ne pas se retrouver précipitamment dans leurs crocs, leur défaite aidée par un coup de couteau dans le dos la majorité du temps. Gerhardt avait voulu défendre ses principes mais sans rejoindre les camarades révoltés et leurs armes, prenant toujours garde de ne pas trop s'enfoncer dans ces histoires et prenant la fuite dès que l'on demandait trop de sa part. Il avait pris la plume pendant des années, s’apitoyant sur le sort de la société allemande et dénonçant les responsables, épanchant sa haine pour le national-socialisme et suppliant un inconnu de venir mettre fin à tout cela. Des vers, des romans, des articles, des discours dans les sous-sols des derniers bars qui n'étaient pas sous la direction des dirigeants et dont les patrons regardaient d'un air désolé ces hommes et femmes, amis, dont leurs vies étaient menacées pour autre chose que leur nationalité, leurs opinions politiques et leurs titres. Il avait été tellement en colère, tellement amoureux de cet homme rencontré sur le quai d'une gare. Et il avait toujours été réaliste et honnête, faisant preuve d'un trop grand pessimisme qu'il romança avec sourire quand ses amis et lui buvaient un verre qu'ils disaient être le dernier. Sans être un résistant engagé il avait pourtant été condamné, d'abord en tant qu'homme de lettres, puis comme malade mental et enfin comme homosexuel. Comment avait-il pu seulement croire qu'il s'en sortirait ? Il avait été certes discret, avait su se faire oublier quand les choses devenaient tendues, n'avait jamais dénoncé personne et ne possédait aucune réelle connaissance dans le monde de la résistance, mais sa seule erreur avait été de naître tel qu'il était dans ces années aux goût vert de gris.
Le lieutenant s'avança devant eux tandis que les soldats les tenaient toujours fermement, chargea son arme avant de la lever à quelques centimètres du visage de l'écrivain. Gerhardt aurait cru qu'une éternité s'était écoulée entre l'instant où ils furent dehors et le cliquetis du chien, mais il ne s’agissait que de quelques secondes, de malheureuses secondes qui seraient ses dernières, aussi impuissantes que lui. Et ça lui donnait envie de vomir, ses tripes se tordant sous la douleur. Ne pas avoir peur, mourir ce n'est pas grave, ce n'est pas un échec. Des conneries, il n'était qu'un crétin qui était effrayé, il voulait hurler. Cette peur qui lui sautait à la gorge lui faisait tellement mal de toute part, lui écrasant la poitrine devant le spectacle qui s'offrait à lui, celui de sa mort à laquelle il ne pouvait rien faire, tellement qu'il en le crâne affolé au point de ne plus savoir qui il était, d'abandonner sa politesse légendaire et pourquoi on allait lui ôter la vie, comme ça avec une balle dans l'esprit. Vas-y hurensohn, tue-nous ! Le monde se fiche bien de nos gueules, personne ne t'applaudira ! Et c'était tellement faux, on allait féliciter cet homme d'avoir éliminé l'Allemagne de deux éléments perturbateurs. Non, c'était dégueulasse, Gerhardt ne pouvait soutenir le regard des curieux, il voulait cracher cette boule qui lui bloquait la gorge. Son cœur dansait entre un rythme saccadé et une lenteur suffocante, comme s'il espérait qu'en se faisant discret, effacé, on ne lui tirerait peut-être pas dessus. Et ce quelque chose qui l'attirait en arrière, lui criant de courir alors que ses membres étaient tétanisés par la réalité de la situation, ses jambes ayant déjà accompli leurs derniers pas quelques secondes plus tôt, c'était fini pour elles. Le lieutenant bifurqua soudainement son pistolet vers la gauche, tirant dans la poitrine nue du jeune Hans sans lui accorder un regard, n'écoutant que le choc de son corps contre le sol sans se préoccuper de savoir s'il était mort où s'il allait devoir se vider de son sang avant d'expirer son dernier souffle. Gerhardt eu à peine le temps de tourner la tête vers son compagnon qu'il sentit quelque chose de pointu, lourd et chaud frapper son front, se faire brutalement une place dans son cerveau avec assez de violence pour le faire tomber, mort avant même que sa tête ne heurte le sol, mort en se disant que c'était tellement injuste, tellement effrayant. Tellement douloureux de partir ainsi, loin de l'odeur de l'encre, des perles de sueur sur une peau masculine et sans savoir comment allait se finir tout ça, cette foutue guerre qui arrache les cœurs.






Dernière édition par Alec Magnússon le Mar 29 Juil - 0:13, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Jeu 24 Juil - 23:05

Bon, entre le choix parfait d'avatar, le pseudo et l'histoire qui m'a tout l'air fortement prometteuse, j'ai plus que hâte d'en savoir plus sur lui !

Bienvenue par ici, et bon courage avec la rédaction de ta fiche !  I love you 

(Au passage : j'ai bien aimé le : "communiste, en écriture, mais en gros il était pas content"   )

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where is my mind ?
I just know there's something dark in me and I hide it. This Dark Passenger. And when he's driving, I feel alive. ❞
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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Jeu 24 Juil - 23:13

CUMBERBATCH !!!! Putain, le choix de ouf !   Même si je trouve qu'il a une tête de psychopathe en général   

Bref, bienvenue et bonne chance pour ta fichette !   
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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Jeu 24 Juil - 23:14

je vais me répéter, tant pis.
BEEEEEENNNNNNN   bed  
Et, laisse tomber, le personnage a l'air trop intéressant. J'ai vraiment hâte de lire ta fiche.  han 
Sinon, bienvenue à Tewkesbury quand même, et j'espère que tu t'amuseras bien parmi nous.   

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❝ I should go now quietly, for my bones have found a place to lie down and sleep, where all my
layers can become reeds. All my limbs can become trees. What at mess I leave to follow.  ❞

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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Ven 25 Juil - 1:01

Quel chaleureux accueil, merci à vous.  haon 

OLYMPE - C'est touchant, merci à toi :3
Et j'applaudis de toutes mes mains ton choix d'avatar et le personnage passé, c'est de la bombe en barre !   

AMBROISE - Toi, je t'aime déjà pour avoir choisi Lovecraft.   (et c'est vrai que parfois il ressemble à un psychopathe, mais on l'aime comme ça xD)

CASSANDRE - Again, merci à toi.  I love you Je vais me pencher sur ta fiche demain parce que ton personnage m'intrigue aussi (fan de Jack the Ripper dans la place !)   
Ne t'en fais pas pour bien s'amuser ici, le forum est déjà adopté dans mon cœur et j'ai hâte d'y jouer et de découvrir tous ces personnages.   

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« Si faire était aussi aisé que savoir ce qu'il est bon de faire, les chapelles seraient des églises, et les chaumières des pauvres gens des palais de princes. »

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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Ven 25 Juil - 7:04

Bienvenue sur le forum  waw Il me tarde de lire ton histoire   

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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Ven 25 Juil - 9:59

HIDDLESTON ET SHAKESPEARE  omg Les deux héros de ma vie en un.  omg 
Merci à toi Peter, je bosse dessus à toute allure.  haon 

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CE SOIR, J'AI LE MAL COEUR,
LE COEUR À LA LUNE.

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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Mar 29 Juil - 15:45

message de validation

félicitations, petit dément
bienvenue chez les fous
Je te souhaite la bienvenue mon cher ami. Tu as su me bouleverser, moi, le grand astre lunaire. Je t'en félicite. Cette dualité entre ces deux identités est peut-être pour toi une seconde chance, celle de connaître enfin le bonheur en toute liberté. Alec, embrasseras-tu ce cadeau que je t'offre ? Ou le fuiras-tu ? Cette décision t'appartient.

Maintenant que tu es validé, mon lapin. Tu vas pouvoir te mêler à la masse des autres fous de notre petit comté. Avant tout, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à faire un passage du côté des demandes. Libre à toi alors de te tisser des liens avec ces spécimens, puis de répertorier vos folles aventures. Si toutefois tu dois t'absenter un moment, n'oublie pas de nous prévenir. N'hésite pas un instant à venir t'amuser dans le flood ou la chatbox. Enfin, si la moindre question te taraude, tu peux venir harceler le staff qui fera son possible pour ne pas te manger, haha. Bref, bon jeu parmi nous. haon







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MessageSujet: Re: (✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight   Mar 29 Juil - 17:44

Ow, merci grande Lune.  haon 

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(✣) I hope you didn’t write a poem, hope you remember every fight

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