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 Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!\

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FIRST QUARTER



LA PIRATE

☾ RÉINCARNATION : Anne Bonny - (1697 - 1782, environ)
☾ OCCUPATION : actrice au Roses Theatre
☽ AVATAR : Astrid Berges-Frisbey
☽ CRÉDITS : endless wildones; code : wild heart
☽ MESSAGES : 490
☽ INCARNATION : 22/07/2014
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MessageSujet: Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!   Dim 27 Juil - 12:59

Got me looking so crazy right now.
Ambroise & Olympe



Gravissant les marches d’une aisance féline, une silhouette noire tournoyait le long des escaliers en colimaçon dans le grésillement d’une ampoule prête à rendre l’âme. Olympe s’élançait sur ce chemin de si nombreuses fois emprunté au cours de cette dernière année, en venant à anticiper chaque planche miteuse qui manquerait de se dérober sous ses pieds, à mesure qu’elle progressait dans son ascension. La belle aurait tout aussi bien pu poursuivre sa route, son immeuble ne se trouvant après tout qu’à quelques pas de celui-ci. C’était cette proximité qui rendait le tout d’autant plus tentant, la condamnant à passer sous la fenêtre de l’appartement d'Ambroise chaque fois qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle. Ce soir, il ne s’agissait cependant pas d’un détour improvisé. Elle n’avait pas hésité sur le trottoir, n’avait pas lentement freiné la cadence de ses pas pour finalement décider de ne pas rentrer chez elle. Non, ce soir, c’était différent. Au cours de ses répétitions au Roses, ses pensées vagabondes dérivaient déjà de son texte, et dans une déconcentration des plus exquises, Olympe brûlait de le retrouver. Humaine, les pulsions ne se commandaient ni chez elle, ni chez les autres. L’éducation qu’elle avait reçue l’avait pourtant éloignée de ces tentations, et on lui avait inculqué la maîtrise d’elle-même dans la douleur. La seule méthode efficace pour retenir une leçon, d’après sa mère. Mais depuis quelques temps, la reine des glaces gagnait en confiance et en ardeur, décidée à obtenir ce qu’elle désirait au moment où elle le voulait. Et il n’aurait été judicieux pour personne de s’interposer face à cette volonté nouvelle, entre la prédatrice et sa proie. La brune elle-même ne décelait guère les changements qui s’opéraient en elle, son côté carré et prévoyant se retrouvant le premier affecté par cette sinueuse métamorphose. Le sang qui parcourait ses veines entrait en ébullition, brûlant son corps et la consumant de l’intérieur, la plongeant dans un état de fébrilité  qui dictait chacun de ses pas.

______________

Quelques heures plus tôt à peine, Olympe arpentait les planches usées par le temps, sur lesquelles des vingtaines de personnes avaient déambulé tout au long des décennies passées. Ses chaussures claquaient délicieusement sur le bois, et ses yeux clairs parcouraient les gradins de sièges qui semblaient disparaître dans la pénombre, sans que jamais ne s’achève l’étendue de la salle principale. Elle ne se sentait jamais aussi bien que dans ce lieu, l’ambiance y était particulière et familière à la fois, et la brune semblait grandir à chaque fois qu’elle en passait les grandes portes. Surtout ces derniers temps. On la sortit brutalement de sa rêverie, tandis que trois personnes de la troupe se dirigeaient vers l’arrière du bâtiment, au sein de l’une des grandes réserves destinées au théâtre. Là, une richesse de costumes en tout genre et des accessoires qui semblaient avoir traversé le temps et vécu eux aussi, ainsi que ceux destinés à la représentation à venir, soigneusement arrangés sur un interminable portant. Olympe se plut à y découvrir diverses robes longues sans pour autant que celles-ci ne se rependent en froufrous et autre volutes de tissu.  La jeune femme ne se fit pas prier pour aller disparaître derrière l’un des paravents, déposant son sac à terre et retirant sans ménagement sa veste ainsi que sa simple robe noire, expédiant ses chaussures dans un coin pour se retrouver simplement vêtue de ses sous-vêtements et bas noirs, avant de contempler les vêtements que l’on venait de lui servir. L’une de ses collègues s’affaira ensuite dans son dos, resserrant avec poigne les liens du corset qui soulignait sa taille de guêpe à lui en couper le souffle, avant de la laisser passer le reste de son costume. Olympe jeta un regard au miroir sur pied qui lui faisait face, un sourire amusé aux lèvres, comme toute destinée à porter de tels habits. L’une des couturières pinçait d’épingles les différents morceaux de tissu à ajuster, puis la libéra finalement. La brune se précipita à la suite des autres comédiens, et tous vinrent trouver leurs marques sur scène. C’était plutôt rares que le Roses Theatre ait à l’affiche des pièces d’époque, les metteurs en scène apportant chacun leur touche d’originalité, tant au niveau des décors que des textes. C’était en parti ce qui gardait Olympe captivée par leur travail. Mais ce soir, à mesure que les minutes s’écoulaient, son esprit se déconnectait petit à petit de la répétition, divaguant sur d’autres sujets dont il valait mieux qu’aucun de ses collègues n’ait connaissance. Ses joues manquèrent de rosir lorsque l’un d’entre eux l’interpella avec un sourire insistant, la rappelant à l’ordre là où Olympe se montrait pourtant si disciplinée en temps normal. Et puis, tous commencèrent à prendre le chemin des vestiaires, repassant leurs habits du jour qui leur semblait atrocement fades en comparaison aux costumes reposés à regret. La belle se confondit en excuses auprès de son partenaire, avant de finalement retourner se changer à son tour.

Olympe ôta sa robe, dans un premier temps. Puis, délicatement, la brune entreprit de passer sa paire de bas sans les filer, la fine maille glissant le long de ses jambes pour aboutir au sommet de ses cuisses. Sa voûte plantaire vint trouver le confort d’une paire de chaussures à talon haut, prolongeant ses fines jambes de manière indécente. Elle s’apprêtait à ôter la dernière pièce du costume lorsque ses prunelles azurs vinrent trouver son reflet dans le miroir qui lui faisait face, et son cœur manqua un battement. Désormais que la robe avait glissé le long de ses hanches, ne persistaient plus que le corset enveloppant son buste. Sur l’instant, cela lui fit un drôle d’effet, et elle manqua de détourner le regard, presque gênée de se voir ainsi accoutrée. Elle porta ses mains à son dos, prête à s’en défaire, lorsqu’une soudaine hésitation s’empara d’elle. Lentement, son regard se releva vers son image, et se prit à s’observer avec plus d’attention, et moins de pudeur. Son dos se détendit et son menton se releva, tandis qu’elle élevait ses doigts vers ses cheveux retenus en hauteur sur sa tête. Méticuleusement, Olympe en retira chaque épingle, ses larges mèches brunes tombant en cascade le long de ses épaules délicates. Mûe d’une impulsion, la jeune femme fourra sans ménagement ses propres vêtements dans son sac, et s’empara d’une cape noire sur l’un des portants, venant l’attacher près de ses clavicules, et en passant la capuche. Son cœur battait à tout rompre dans sa cage thoracique, et ses mains rendues tremblantes par l’excitation vinrent rapidement se saisir de ses clés de voiture. Vérifiant qu’aucune personne ne se trouvait sur son trajet, la brune se faufila à pas de loup vers la porte arrière du théâtre, et s’empressa de gagner son véhicule. Ce n’était pas elle, ce n’était pas son genre. Et pourtant, un sourire s’étirait sur ses lèvres pleines, tandis qu’elle ouvrait la portière et prenait place à l’avant. Là, les deux mains posées sur le volant, Olympe reprit son souffle, avant d’élancer sa voiture sur la route.

__________

Le bruit de ses talons résonnait dans la cage d’escalier, venant ricocher contre les murs et s’élevant jusqu’au dernier étage. Olympe s’arrêta enfin sur le bon pallier, regagnant une démarche fluide, un air sûr d’elle transparaissant dans son regard. Elle ne savait même pas s’il serait chez lui, ce soir, mais elle ne perdit pas de temps avec la question. Son doigt vint trouver la sonnette qu’elle entendit retentir de l’extérieur, attendant que la porte ne s'ouvre sur Ambroise, tandis qu’elle sentait l’impatience l’envahir. Petit chaperon noir prêt à se jeter dans la gueule du loup.


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Dernière édition par Olympe Moriarty le Dim 27 Juil - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!\   Dim 27 Juil - 20:29

« Ton corps est mon refuge... »

Encore un soir où sa plume virevoltait sur le papier vierge, encore un soir où l'écrivain d'horreur se manifestait en lui, a croire que le soir et un verre d'alcool était propice à ses phases de transe. Sans doute dut au fait que ce ''rituel'' était aussi fort lié au romancier qu'était Lovecraft, sujet à la dépression et sans doute a quelques excès, c'était un grand point commun qu'il partageait avec Ambroise, sans doute le seul. Car la plume des deux hommes entraient en parfaite opposition, tandis que l'un mystifiait ses écrits, l'autre confrontait ses personnages aux pires atrocités, à une vérité démystifié et semblait y prendre un malsain plaisir. Peut être étais-ce le cas, Ambroise n'avait jamais prit le temps de s'informer sur l'homme, mais il ne pouvait plus ignorer cette vie passé qui le poursuivait, les souvenirs d'une ancienne vie qui le brise de l'intérieur. L'appel de Chtulhu, un titre qui se répète sans cesse dans son crâne, qui se réécrit parfois lors de ses rêves éveillés. Le blond se sent de plus en plus souvent aspiré dans cette spirale infernal des souvenirs et est incapable de se défaire de cette sensation constante de chuter, de se briser a chacun de ses pas. Et pourtant, il garde le sourire lorsque les regards se posent sur lui, il ne montre rien, absolument rien. Il se contente de souffrir en silence, apaisant ses maux un verre de whisky entre les mains et une cigarette entre les lèvres, il se réveille doucement de son rêve éveiller, relisant les lignes que Lovecraft a écrit à sa place, grimaçant légèrement. Il n'aimait pas ce qu'il lisait, il n'avait jamais apprécier ce style sombre et pourtant, celui-ci semblait bien plus plaire que son style à lui, bien trop idyllique sans doute. Mais l'homme ne pouvait vivre sans l'espoir, même si au fond, celui-ci est plus destructeur qu'autre chose, il ne se sent pas capable de vivre sans. C'est bien ce qu'il ne comprend pas à Lovecraft, cet abandon de l'espoir, même si les souvenirs de son passé se font de plus en intense et douloureux, Ambroise refuse de comprendre.

Il relit encore et encore les lignes du romancier, sans comprendre le pourquoi du comment. Et pourtant, il aimerait bien comprendre, qu'est ce qui l'a mener à écrire des choses aussi dur, de faire vivre un tel enfer à ses créations. Pourquoi ? L'alcool brûlant coule dans sa gorge, se mêlant à l'épaisse fumée blanche de sa cigarette. Il avait finit par prendre en pitié son passé, sans voir que lui-même n'était que l'ombre d'un homme, s'accrochant à un rêve ridicule, un espoir vain, le désir que partage chaque être vivant sur cette terre. Désir absurde de se plier aux conventions et de finalement vivre une vie de couple des plus fades, fondé une famille basé sur le mensonge et exister a travers celle-ci. Mais le blond fut toujours élever dans cette philosophie et malgré tout, il est très difficile pour lui de se détacher de cette éducation, même si aujourd'hui, il est plus qu'éloigné de cet objectif de vie. Incapable d'offrir son cœur ou incapable de conserver l'affection d'une représentante du sexe féminin sur une période prolongé, autant dire qu'Ambroise devrait cesser de s'accrocher à cet espoir.

Le regard du blond se leva vers l'horloge au dessus de son bureau, fixant quelques instants l'aiguille des secondes qui semble avancer au ralentit, plus les minutes passent, plus les effluves de l'alcool font effet et ses pensées s'assombrissent. Il enchaîna quelques verres de whisky tout en enchaînant une moyenne de deux cigarettes par verre, tentant d'apaiser son esprit tourmenté par les souvenirs récurrent, des lettres, des paroles, des cris et la colère. Une colère croissante, mêlée à la tristesse et à la frustration, une soudaine haine envers la ville de New-York naquit dans le coeur d'Ambroise, réminiscence incontrôlable de son passé, il noya ça dans un autre verre de whisky avant de retourner regarder les heures qui passe, immobile assit devant son bureau. Il aurait put rester ainsi encore longtemps si le vibreur de son portable ne le fit pas sursauter, un collègue qui l'invitait à l'accompagner dans le centre. Ambroise répondit négativement a sa demande formuler par texto, disant être occupé, même si cela était un mensonge, le blond souhaitait surtout avoir la paix. Il n'avait pas vraiment la tête à voir du monde. Ce qui se comprenait au fond, chacune de ses réminiscence était de plus en plus intense et douloureuse pour lui, cela en devenait presque infernal. Il déposa son portable sur son bureau, sa main tremblante, envahit par les souvenirs de son passé, si on lui demandait d'expliquer ce qu'il ressentait en cet instant, il serait bien incapable. Quelques larmes roulèrent sur ses joues, la tristesse se mélangeait à la colère, la frustration, les rêves et l'alcool dans un cocktail explosif. Le flot d'émotion qui se déversait en lui était incontrôlable, la douleur intense, il voulait que tout s'arrête, que tout cesse maintenant ! Et pourtant, les souvenirs continuaient à lui envahir le crâne, sans arrêt, la vie d'un autre homme se mêlait lentement à la sienne. Pour tenter de calmer la douleur dans son crâne, Ambroise décida de soigner le mal par la mal, sa main tremblante attrapa le fond de la bouteille de whisky qu'il versa dans son verre. Du moins, il essaya puisqu'il renversa sans doute la moitié à côté, peut importe. Il attrapa ensuite son verre et le but d'une traite. L'alcool brûlant se déversa a nouveau au fond de sa gorge et là... Tout se stoppa, les souvenirs disparu, comme s'ils n'avaient exister, ils se brisèrent sous l'effet de l'alcool qui apaisa l'homme torturé.

Il finit par s’effondrer sur sa chaise de bureau, les yeux fermés, profitant du calme. Un silence presque complet que seul le tic-tac de l'horloge brisait, du moins, jusqu'à ce qu'on vienne sonner. L'homme ouvrit immédiatement les yeux, qui est-ce que cela pouvait bien être ? Il l'ignorait, mais peut importe en cet instant, son esprit était apaisé, il était légèrement souriant, peut être même un peu trop, sans doute l'effet de l'alcool. Il se releva mollement de sa chaise, se dirigeant vers la porte d'entrer, sans prendre le temps de voir qui était son visiteur nocturne, il ouvrit la porte. Et surprise, la jeune demoiselle devant lui, il la connaissait bien et elle tombait réellement au bon moment, son visage devait encore porté quelques marques de ses dernières réminiscence, comme la sueur sur son front. Il sourit en la voyant, se contentant de dire avec un léger sourire avant de l'inviter à rentrer chez lui :

« Tu tombe vraiment au bon moment... »
lumos maxima
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FIRST QUARTER



LA PIRATE

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MessageSujet: Re: Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!\   Dim 27 Juil - 22:46

Got me looking so crazy right now.
Ambroise & Olympe



La porte s’ouvrit sur Ambroise, pris à contrejour entre la pénombre du couloir et le faible éclairage de son appartement, si bien qu’Olympe mit quelques secondes à accommoder sa vue pour l’observer à sa guise. Un sourire en coin vint relever la commissure de ses lèvres, en réponse à sa remarque, tandis qu’elle se glissait dans l’ouverture laissée entre le cadran en bois et le corps d’Ambroise, le frôlant au passage sans véritable hasard. Désormais à l’abri des regards inopportuns des passants, Olympe ôta la capuche de sa cape, sans retirer celle-ci pour autant, en dégageant ses cheveux. Elle aurait tout le temps de s’en défaire d’ici quelques minutes, ceci n’étant pas la préoccupation immédiate de la jeune femme. D’abord, elle laissa vagabonder son regard dans la pièce principale, laquelle avait fini par gagner un certain charme à ses yeux.  Enfin, ce qui avait pu se passer entre elle et lui à cet endroit contribuaient sans doute au fait qu’elle n’y voit pas simplement un appartement miteux. Le sien n’était guère mieux, une rue en aval de celle d’Ambroise, et elle avait presque deux fois plus d’escaliers à gravir pour parvenir à son étage. C’était certainement la raison pour laquelle tous deux se retrouvaient plus volontiers chez le jeune homme. Olympe s’arrêta sur la bouteille de whisky vide, sûrement la responsable de ces yeux clairs plus brillants que d’ordinaire. Le cendrier débordait de cigarettes écrasées, et des feuilles volantes se dispersaient sur son bureau. Ceci expliquait cela. « Soirée difficile ? » La question était rhétorique, et une pointe de sarcasme perça dans le ton de la brune, qui se retourna pour faire face à son hôte. Elle était pourtant loin de se vouloir inquisitrice, et sa remarque n’était empreinte d’aucun reproche. Il était comme ça Ambroise, il fumait beaucoup, buvait un peu trop, et il avait très certainement ses raisons. Olympe ne s’était jamais immiscé dans ce domaine, détestant se répandre en questions et ayant quelques difficultés à écouter les gens s’épancher sur leurs problèmes. Et Ambroise n’avait jamais cherché à se confier, ce qui rendait le tout bien plus léger que si l’un s’était mis en tête de psychanalyser l’autre. Pourtant, il fallait l'avouer, Olympe ne voyait pas en lui qu'un homme comme les autres, partageant son lit pour la voir disparaître dans la nuit. Même si le qualificatif de sérieux était loin d'être approprié pour définir leur relation, Olympe lui portait tout de même un intérêt certain, et avait appris à apprécier tant sa présence que leurs ébats charnels.

La jeune femme vint s’appuyer lascivement contre le bois de son bureau, déposant son sac sur une chaise non loin de là. D’un léger mouvement de la tête, se dégagèrent les mèches brunes qui encadraient son visage, tandis qu’elle reportait son attention sur lui, notant la sueur qui avait perlé à ses tempes, et arquant légèrement un sourcil. Mais Olympe n’était pas venue dans l’optique de discuter tout en se regardant dans le blanc des yeux. Ce n’était certainement pas non plus ce qu’il attendait de sa présence chez lui. Pourtant, Olympe resterait Olympe. Et quand bien même la pirate s’insinuait dans son esprit, sa fierté n’en était qu’amplifiée. Capable de s’inviter en petite tenue chez son amant, sans que cela ne l’empêche ensuite de se comporter le plus naturellement du monde, comme lors d’une visite de routine.  Détaillant ses traits alcoolisés, la jeune femme laissa échapper un nouveau sourire, toujours postée face à lui. « Tu permets ? » Là encore, question rhétorique, posée plus dans un esprit de politesse qu’autre chose. Olympe s’empara d’une bouteille de whisky encore à peu près pleine, et d’un verre posé sur la table. Elle connaissait Ambroise depuis de nombreux mois, et ses réserves d’alcool semblaient infinies. Semblant s'être renouvelées à chaque nouvelle visite de la brune, ce qui n'était cependant pas pour lui déplaire. Elle prit la peine de lever son verre à l’attention du jeune homme, un sourire charmeur ayant pris place sur sa bouche, avant de le porter à ses lèvres pour laisser le liquide lui brûler la gorge. Et puis, ayant visiblement fait le tour des occupations que proposait le domicile d’Ambroise, Olympe finit par se redresser, défaisant nonchalamment le lien de sa cape qu’elle laissa tomber négligemment à ses pieds. Son regard prit le temps de détailler Ambroise dans sa totalité, de ses cheveux en bataille à la carrure de ses épaules, tandis que le désir cheminait en elle. La belle avait beau jouer les distantes, tous deux savaient parfaitement comme la suite de la nuit allait se dérouler. Cela semblait inévitable entre eux, et c'était ainsi qu'une simple aventure s'était transformée en rendez vous pratiquement hebdomadaires.

Désormais simplement vêtue de ses bas, le corset noir couvrant son buste tandis qu'un sous vêtement de dentelle enveloppait ses fesses, Olympe aurait pu douter de cette initiative. Une fraction de seconde, cette pensée traversa son esprit, pour finalement disparaître tout aussi rapidement. Il était trop tard pour mettre son culot au placard, ainsi se fit elle violence, terminant son verre d'une traite. Nulle besoin de mots, son regard brûlant parlait de lui-même, et Olympe se contenta de le plonger dans celui d'Ambroise. En quelques pas, la brune se retrouvait face à lui. « J'avais vraiment envie de te voir. » Qu'elle lui glissa à l'oreille, dans un souffle, sans chercher à maîtriser le désir qui animait tout son être, et transparaissait dans sa voix. Replongeant son regard dans le sien, son souffle butant contre ses lèvres, Olympe marqua une brève pause. Le message était clair. La proximité physique qu'elle venait d'instaurer entre eux électrisait chaque parcelle de son corps, comme si elle se rapprochait physiquement de lui pour la première fois.


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MessageSujet: Re: Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!\   Mar 29 Juil - 14:13

« Ton corps est mon refuge... »

Une soirée difficile ? L'homme se contenta de grimacer légèrement, restant silencieux, ses pensées vagabondant entre l'expérience qu'il venait de vivre quelque instants plutôt et l'arrivée de la belle. Les souvenirs s'étaient finalement effacer, laissant l'homme reprendre le dessus sur son lointain passé, mais elle était arrivée un peu trop tôt, sa main tremblait encore légèrement lorsqu'elle était venu frapper à sa porte. Comme a son habitude, il cache cette main tremblante, il savait qu'elle n'était pas là pour parler et lui non plus ne ressentait pas le besoin de parler. Non, ses besoins étaient tout autre, même si la demoiselle semblait ressentir le besoin de tourner un peu autour de l'homme, semblant détailler chaque coin de la pièce qu'elle devait bien connaître, après un ans et tant de nuits partagé, ce petit appartement ne devait plus avoir de mystère pour elle, mais pourtant a chaque fois elle semblait commencer par détailler la pièce principale avant de déposer son sac sur une chaise, observant de loin l'homme qui venait de fermer la porte et qui se retournait vers la belle brune, la détaillant aussi quelques instants, elle portait une cape ou il rêvait ? Elle semblait avoir mit un peu de fantaisie dans sa tenue ce soir. L'homme sourit légèrement lorsque cette chère Olympe se servit naturellement un verre de whisky, elle appréciait sans doute autant qu'Ambroise la douceur de l'alcool brûlant qui coulait dans sa gorge. Du moins, c'était ce qu'il avait remarqué chez elle, ensembles, ils buvaient assez souvent avant de finir dans une autre pièce de l'appartement qui restait en général entre ouverte, sans raison particulière, a part le fait peut être que la porte en elle même n'est pas vraiment adapté a l'ouverture deux centimètres plus étroite que la taille de la planche de bois. Mais peut importe, l'instant n'offrait pas la possibilité que des pensées aussi ridicule viennent hanter l'esprit de l'homme, évidemment, il était bien trop occupé à détailler la belle brune qui se dévêtit nonchalamment sous ses yeux pétillants de désir et d'une légère ivresse.

Et il ne pouvait qu'être subjugué par la belle dans une tenue des plus excitante. Un simple corset couvrait son buste tandis que des bas en résille et de fins sous-vêtement en dentelle cachait ses superbes fesse et ses jambes fines. Ambroise sentit l'excitation soudainement monté en lui, celle-ci se manifesta par un léger frémissement ainsi qu'une légère réaction de l'entre-jambe. La distance entre eux vint rapidement insupportable, le désir brûlant embrasant littéralement le jeune homme, a chaque fois c'était ainsi. Comme si chacune de leur nuit étaient la première qu'il passait ensemble, la tension sexuelle étant à son comble, le désir électrisant et ardent. Il sentit le souffle de la belle lui caresser délicatement l'oreille, lui avouant son désir de le voir, désir sans nulle doute partager, elle était vraiment tomber au bon moment. Un timing parfait, une approche parfaite, comme à son habitude la jeune femme réalisait un sans faute auprès du jeune homme qui ne savait pas vraiment faire preuve d'un tel contrôle sur ses désirs. Sa main droite vint doucement lui caresser les hanches, la rapprochant encore de lui pour que la distance entre leur corps soit inexistante avant de lui saisir les fesses de la même main, son envie était intense, il se lisait dans ses yeux brûlant. Sans un mot, son souffle se rapprocha d'elle, de ses lèvres, puis dans sa nuque, les baisers étaient frivole et passionné, ainsi que sans retenu, il la désirait depuis qu'elle avait quitter son lit la dernière fois. Le corps de la belle brune était comme un refuge pour l'homme, là où il laisse tout ses maux et se laisse aller à sa passion. Leur relation libre était pour lui une libération absolue, même si le cœur fragile de l'homme faisait parfois des siennes, il ne se laissait pas aller à la jalousie ou la possessivité, non, il ne pouvait se permettre car il n'y avait qu'une seule règle ; Céder au plaisir, au luxe, au sexe et tout le reste devait être oublier.

Et c'est ce qu'il fit, il se laissait aller au désir qu'il l'animait, a cette pulsion animal qui le soulageait, qui lui faisait oublier l'enfer que lui faisait vivre son triste passé. Entre ses cuisses, il oubliait tout le reste, ce monde cruel qui les a sans doute fait souffrir tout deux. Et entre deux baisers passionnés, l'homme vint lui murmurer au creux de l'oreille, d'une voix douce et emplit de désir :

« Et moi, j'ai vraiment envie de toi. »

A ce moment, sa main droite glissa doucement entre les cuisses de la belle. Désireux de sentir l'intimité de la belle, il vint la caresser avec douceur et désir, lui volant un léger baiser avant de l'orienter vers la table qui dominait la pièce principale. Celle-ci était vide et fort heureusement, ce ne serait pas la première fois qu'elle serait témoin des ébats ou des préliminaires des deux amants et ce ne serait sûrement pas la dernière fois non plus.
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MessageSujet: Re: Your touch's got me looking so crazy right now - Ambroise /!\   Jeu 31 Juil - 23:44

Got me looking so crazy right now.
Ambroise & Olympe



Chacune des centaines de terminaisons nerveuses de son épiderme réagirent à l’unisson, lorsque la paume du jeune homme vint trouver sa hanche, et un frisson remonta en trombe le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque. Elle sentit le corps d’Ambroise se presser contre le sien à mesure qu’ils se rapprochaient, et son cœur qui tambourinait dans sa poitrine s’affola un peu plus encore lorsque le souffle du jeune homme vint lui chatouiller les lèvres. Leurs bouches se scellèrent dans la seconde qui suivit, tandis que ses doigts venaient s’emmêler dans les cheveux du jeune homme. Sa mâchoire s’éleva légèrement de manière à donner à Ambroise un accès complet à la peau de son cou, ses muscles se tendant légèrement à mesure que les baisers s’y déposaient. Se mordant la lèvre inférieure tout en se laissant aller à fermer les yeux quelques secondes, Olympe savourait le moment.  La brune n’avait jamais compté parmi les filles faciles, elle avait en horreur ces hommes qui se croyaient tout permis, ceux-là même qui faisaient preuves d’une confiance aveugle envers leur capacité à mettre n’importe quelle femme dans leur lit. Cependant, Olympe n’était pas non plus une allumeuse, et ne donnait jamais à moitié. Ne perdant pas son temps à séduire un homme qu’elle abandonnerait lâchement avant que les choses sérieuses ne commencent. Et puis, il fallait aussi avouer, que les relations sérieuses n’étaient pas non plus sa tasse de thé, ne supportant guère de laisser son cœur être approché de trop près. C’était elle qui décidait, elle qui sélectionnait l’homme qui pouvait lui plaire, avant de tout de même le laisser venir à elle. Ensuite, Olympe pouvait accepter de concrétiser, mais jamais pour très longtemps. Elle s’envolait en fumée dès qu’ils avaient le dos tourné. Les marques d’affection, ou tout simplement l’attention d’autrui avaient toujours eu le don de la mettre en colère, de lui donner envie d’agresser quiconque s’intéresserait trop à elle. A croire que sa génitrice avait parfaitement réussi à la transformer en ce genre de personne incapable de s’adonner aux relations humaines.

Et puis, il y avait à peu près un an de ça, la compliquée Olympe avait fini par rencontrer le torturé Ambroise. Rien n’aurait destiné leurs chemins à se croiser, et pourtant ceux-ci se rejoignirent sans qu’elle ne s’y soit attendue. Peut-être était-ce tout simplement parce qu’ils étaient tous les deux un peu brisés, un peu incapables de réellement se livrer aux autres. C’était tout du moins ce qu’Olympe se disait, pour tenter de justifier cette relation inédite. La brune ne l’avait jamais fui, lui. Ils n’étaient pourtant pas ensemble. Mais quelque chose chez lui allumait chez elle le feu de la passion, quelque chose de viscéral, impossible à dénommer, qui dévorait tout sur son passage, y compris la noirceur qu’elle tenait profondément enfouie en elle. A partir du moment où tous deux commençaient à se rapprocher, le ballet livré par leurs corps effaçait toute douleur, toute pensée parasite. Une sensation de liberté inexplicable. Et Olympe se sentait vivre.

Les mots d’Ambroise la rendaient folles de désir. Olympe sentit ses mains naviguer plus au sud de son corps, et le dos de la belle se cambra légèrement sous la caresse, étouffant un gémissement contre la bouche du jeune homme. Il l’entraînait vers le centre de la pièce, et Olympe passa ses bras autour de son cou, l’une appuyant doucement sur sa nuque tandis que le baiser gagnait en profondeur. Ses fesses vinrent se poser sur le bois de la table, tandis qu’elle passait ses jambes autour des hanches du jeune homme, le rapprochant encore d’elle, tout en retrouvant ses lèvres un instant. La jeune femme glissa ses mains sous la chemise d’Ambroise, sentant la peau de son abdomen sous ses doigts, avant de les glisser le long son dos, les laissant terminer leur course sur ses fesses. Olympe mit fin à leur baiser dans l’instant qui suivit, venant s’emparer de la chemise d’Ambroise dont elle avait déjà défait quelques boutons, avant de déposer ses lèvres sur son torse, tout en continuant à le déshabiller. Avec empressement,  ladite chemise fut rapidement expédiée à l’autre bout de la pièce, laissant tout le loisir à Olympe d’embrasser chaque parcelle de peau dénudée à sa hauteur, terminant son exploration en venant mordiller son cou, pour regagner l’assaut de sa bouche avec ardeur. Ses mains s’emparèrent de la crinière de son partenaire, Olympe se laissant totalement envahir par la passion dévorante, celle-ci guidant chacun de ses gestes. Reprenant son souffle une seconde, la brune prit le temps de replonger son regard dans celui d’Ambroise, avant de venir tracer le contour de sa bouche du bout de son index. Elle n’était pourtant pas tendre, Olympe, mais il fallait croire que tant de nuits partagées la rendaient plus encline à une once de douceur, parfois. Ses mains vagabondaient sur le torse ferme du jeune homme, elle aimait sentir les muscles secs et tendus sous ses doigts, le genre de corps dont elle ne se lasserait jamais, et qui respirait la virilité selon elle. Bien plus qu’un monsieur muscle gonflé de tous les côtés. Il était beau, véritablement, et Olympe ne se gênait pas pour l’observer à sa guise, sans aucune pudeur.

La malice perçant dans son regard, au milieu de tout un tas d’autres expressions, la belle laissa ses mains s’égarer, venant s’emparer de la boucle de sa ceinture. Lentement, et dans un sourire effronté, Olympe l’ouvrit, avant de déboutonner son jean, se penchant vers lui pour rapprocher une nouvelle fois leurs corps brûlants. Elle glissa sa main dans le pantalon du jeune homme, la descendant lentement avant de la remonter avec plus de vigueur, se laissant emporter par l’envie ressentie en sentant l’excitation d’Ambroise, tout en venant embrasser la ligne de sa mâchoire dans une délicatesse paradoxale. « Réveillons les voisins. » La phrase lâchée dans un souffle, telle un défi aurait pu paraître anodine, dans un autre contexte, dans une autre bouche. Mais Olympe savait pertinemment qu’Ambroise comprendrait le message. Son appartement avait accueilli nombre de leurs ébats, et la mauvaise insonorisation des murs en avait fait profiter chaque appartement mitoyen. La toute première fois, la jeune femme s’était même sentie un peu coupable de leur avoir infligé cela, lorsque les jurons d’un voisin aigri leurs étaient parvenu à travers la cloison, tranchant à travers les témoignages bruyants de leur activité nocturne. Aujourd’hui, elle n’en avait absolument plus rien à foutre. C’était une Olympe téméraire et sûre d’elle qui se tenait là, assise sur cette table, les jambes fermement enroulées autour de la taille de son amant, ses mains menant une danse qui ne le laisserait sûrement pas insensible, tantôt d’une lenteur insoutenable, tantôt d’une vigueur certaine.  


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