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 I need my freedom. ☾ serah ♥

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GIBBOUS



☾ RÉINCARNATION : Quentin C. Blanchet, tailleur/styliste, 16/07/1604 - 25/04/1639
☾ OCCUPATION : Étudiant en lycée, aide au pizzaiolo
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MessageSujet: I need my freedom. ☾ serah ♥   Sam 16 Aoû - 23:20

I need my freedom





«We used to play all the games where no one's the winner, we used to laugh and make lies... Today, let's make our promises for tomorrow...»



I am hers as she is mine.






Les cauchemars de Thomas l’avaient réveillé tôt ce matin-là. Une semaine après l’arrivée de la fratrie à Tewkesbury, les trois compères durent trouver quelque chose à faire. Serah, elle, avait trouvé un boulot en alternance avec ses cours, quant à Liam Thomas n’en avait aucune idée. A quinze ans, ce dernier se dit qu’il pourrait lui aussi contribuer au paiement de l’appartement en se trouvant un petit boulot pas très compliqué.

Après s’être soigneusement coiffé et habillé, il sortit. Eh oui, avec ce garçon il faut toujours se mettre  un maximum en valeur au cas où que quelqu’un l’intéresserait… Et ça pourrait être n’importe quand. Les rues étaient quasi vides et il faisait plutôt frais. Le ciel était gris, et les bâtiments moroses. C'étaient pas les bâtiments eux-mêmes qui étaient moroses, mais la rue. Elle dégageait une sorte d'atmosphère... négative. Notre jeune homme entama alors sa recherche. Il cherchait n’importe quoi qui pouvait ne pas trop demander d'expérience : un magasin, un restaurant, une boulangerie, une pâtisserie… Mais il ne trouvait rien, ou alors ce n’était pas encore ouvert.

Soudain pris d’un malaise, le jeune homme dut prendre appui à la rambarde d’une fenêtre et une petite mamie en sortit la tête : « Ça va mon petit ? Tu veux un verre d’eau ? » dit-elle d’un ton qui se voulait mielleux et rassurant. Il refusa. « Toujours se méfier. Toujours. Surtout des vieux. » dit un voix dans sa tête. C’était la voix de Serah qui le conseillait quand il n’avait encore que douze ans. Et le pire, c’est qu’il respectait tous ses conseils, aussi débiles furent-ils. Sérieusement, pensait-il vraiment qu’une vieille mamie avec des lunettes rondes et une canne en bois pouvait l’empoisonner ? Ou que sa canne pouvait s’allonger en se transformant en une épée bien aiguisée destinée à empaler Thomas Clifford ? Non mais sérieusement, hein… Enfin, ce malaise n’était pas là par hasard. Bien au contraire : le malaise est survenu quand Thomas se mit à penser à ses rêves étranges ces derniers temps. Un garçon qui lui ressemblait étrangement quand il était petit assistant au meurtre d’une fille un peu plus âgée que lui. Le plus bizarre là-dedans, c’est que près du petit garçon se trouvaient… Serah. Et Liam. Mais franchement c’est bizarre les rêves. « Les rêves peuvent signifier plusieurs choses scientifiquement : vos peurs, vos doutes, vos désirs, vos pensées, ce que vous avez vu dans la journée… Mais elles peuvent signifier une seule chose si vous croyiez à tout ce qui est paranormal : les souvenirs d’une de vos vies antérieures. » disait un reporter pour l’émission « Ce qui ne peut être expliqué que par le paranormal. »

« Mon cul ! » pensait fort Thomas, repoussant ces idées futiles. « Un rêve, c’est juste notre cerveau qui délire pour rien la nuit. » Toujours accoudé près de la fenêtre à la mamie, celle-ci se mit à déblatérer un flot de conneries sur quelqu’un qu’elle connaissait il y a quelques années qui voulait lui vendre un produit manufacturé, un sac en peau d’je sais pas quoi… Pas nette la vieille. Effrayé, le jeune garçon se reprit et continua son chemin. Ses pensées étaient tourmentées par ses cauchemars, par la mamie qui disait des conneries pensant qu’il comprendrait un truc, et à ce reporter du surnaturel. C’est dans ce genre de moments que Thomas a vraiment besoin de réconfort. D’ailleurs, il n’avait pas vu sa sœur ce matin. Peut-être était-elle partie travailler ou se promener ? Il n’avait pas vu Liam non plus, ce qui était vraiment bizarre. Le jeune homme continua son chemin, un peu plus serein après avoir fait le vide dans sa tête. Tout ce qui l’emplissait maintenant, c’était la pensée de trouver un travail, quelque chose à faire après les cours qui pourrait lui garantir un peu d’argent pour subvenir aux besoins de la famille car Serah n’y arriverait pas toute seule.

Il passa devant le Victoria’s Cafe, le jeune garçon avait beaucoup pensé à venir travailler ici puisqu’il n’était pas loin de son lieu de vie. Seulement, il ne pensait pas qu’un café prendrait un serveur de quinze ans inexpérimenté qui ne saurait même pas tenir un plateau ou servir quoi que ce soit… Le genre de boulot qu’il avait en tête était du genre vendeur ou encore livreur… C’est pas dur ça, suffit d’avoir l’adresse où délivrer et puis voilà. Puis pour vendre ben… on demande l’argent à l'acheteur puis voilà hein c'est pas dur ! C’était comme ça, dans sa tête.

Quelques mètres après le Victoria’s, Thomas aperçut une cabane qui semblait être une baraque à pizzas. Arrivé devant, à sa plus grande surprise, elle était ouverte. Résolu, il s’avança sous la tonnelle.

« Bonjour madame, je m’app… »
« Ouais bon, passons les formalités. Tu cherches un travail ? » le coupa-t-elle, froidement. Il était sonné et ne sut pas répondre un instant. Quand il se décida, il était tout patraque.
« Euh… Oui… »
« Ok. Des précisions ? Des questions ? » demanda-t-elle, agacée.
« Ben je m’appelle Thomas Clifford, j’ai quinze ans et je viens d’emménager à Tewkesbury avec mon frère et ma sœur, sauf que comme on manque un peu d’argent je cherche aussi du travail. Je sais qu’à quinze ans ça risque d’être compliqué mais j’apprécierais beaucoup que vous me preniez et que vous me payiez un minimum… Et en questions… Vous êtes seule ici ou vous travaillez avec quelqu’un ? » dit-il calmement.
« Enchantée, Thomas. Moi c’est Jane. C’est vrai que ça risque d’être compliqué pour te faire travailler alors que tu n’as que quinze ans mais que risques-tu ? Tes intentions sont plus que bonnes donc… Sinon, je ne travaille pas seule il y a mon mari aussi mais je suis venue tôt aujourd’hui pour approvisionner les réserves pour la soirée. On te prend. On aurait bien besoin d’un peu d’aide comme on se fait vieux ! En revanche j’ai de la paperasse à te faire remplir et signer, attends deux secondes. » répondit Jane beaucoup plus gentiment que plus tôt. On aurait dit une autre personne...

Il prit un coup de vieux dans la gueule, devoir signer des papiers et tout comme les grands ! Il espérait que Serah ne l’interdirait pas de travailler ou n’y verrait pas trop d’inconvénient… Quand elle sortit la paperasse et que le jeune garçon vit tous ces caractères et ces suites de mots incompréhensibles, il se dit qu’il valait mieux signer tout de suite. Par peur de se faire avoir, il décida de lire le contrat. Et de nombreuses choses clochaient dans celui-ci. Premièrement, le titre : « Feuille d’embauche pour apprenti styliste. » Deuxièmement, le matériel requis : « Une paire de ciseaux aiguisés trouvable en droguerie, ainsi que des piques pour coudre. »

« Euh… Vous êtes sûre que ce sont les bons papiers ? » dit Thomas à Jane, se questionnant. Elle lui répondit que oui. Il reporta alors son regard sur la feuille et lit le titre « Feuille d’embauche pour apprenti pizzaiolo » puis le matériel requis « Un tablier blanc quelconque, et toute votre tête ! »

Curieux, il se résolut à tout lire au cas (☾) où ces drôles d’allusions au stylisme reviendraient, sans succès. Environ dix minutes plus tard, tous les papiers étaient lus, signés et approuvés.

« Bienvenue à la Pizza House, Thomas Clifford ! » annonça Jane en souriant.
« Je vous remercie! C'est vraiment appréciable de votre part de m'accepter. Et, j'aurais tout de même une dernière question... Je ne pense pas  l'avoir vu dans le contrat mais quels sont mes horaires ? Ils sont fixes ou vous m’appelez juste quand vous avez besoin d’aide ? » s’enquit le jeune homme.
« Alors ! Sur le planning, nous sommes ouverts de dix-huit heures à vingt-trois heures, six jours sur sept jours fériés inclus, sauf sur décision exceptionnelle du patron. Qui est moi, pas mon mari. Comme tu as rempli dans le formulaire, t’habites dans le quartier donc on t’appellera quand on aura besoin d’aide. Si tu t’ennuies, n’hésite pas à venir ! Ta belle bouille ne fera qu’attirer les clients ! » dit-elle comme si les deux collègues étaient amis de longue date.

~

Charlotte est là. Serah est là. Elle est là.

~

Ces murmures de son dernier rêve lui revinrent à la tête. Remerciant et saluant sa nouvelle supérieure, Thomas tourna légèrement la tête et aperçut… sa sœur, qui déambulait là et qui s’arrêta net à la vue de son frère. Pris sur le fait. Bloqué. Elle s’avançait vers lui tranquillement, souriante, sereine. Elle l’embrassa, dit bonjour à Jane et ils s’assirent ensemble sur l’une des tables que proposait la Pizza House. D’humeur généreuse, Jane leur offrit deux canettes de coca pour fêter le nouveau petit boulot de Thomas, et Serah n’avait d’ailleurs toujours pas compris qu’il avait été embauché. Celui-ci avait besoin de parler avec sa sœur, finalement elle tombait bien… Mais il avait tout de même peur de sa réaction.

« Serah, j’espère que tu vas pas mal le prendre mais j’ai un peu peur pour notre situation, ici… Je pense que c’est une bonne idée d’avoir déménagé par rapport à papa et maman, mais on a pas d’argent… Franchement Serah (il regarda autour et chuchota à l’abri des regards indiscrets) le vol va pas nous entretenir très longtemps. C’est… c’est pour ça que j’ai décidé de trouver un petit boulot, ici. Et Jane que voilà a accepté de me prendre et même de me payer. Pas beaucoup, mais c’est déjà ça. Et j’aimerais vraiment te parler de quelque chose… Je pense que je suis en train de devenir taré, j’vois des trucs trop bizarres en rêves et ça me prend toujours dans la réalité après même si c’est dans ma tête. J’ai quasiment fait un malaise mais bon j’ai pas mangé ce matin, ça doit venir de ça. Et puis… je t’aime. Fort. (ses yeux brillaient, il était sur le point de pleurer.) Mais j’ai besoin de ma liberté. Tu m’as emmené loin de mes amis, de mes amours, de tout ! Ici, je connais personne sauf qui ? Toi. Je suis obligé de te tourner autour, comme toujours… Mais j’aimerais voir du monde sans que tu m’en tiennes rigueur, sans que tu ne sois trop jalouse… »

Il avait tellement de choses à dire, mais il n’arrivait pas à continuer. Il ouvrait pathétiquement la bouche pour parler, mais rien ne sortait. Et ses yeux larmoyaient… Il venait d’aller à l’encontre de sa sœur, il venait de lui dire le fond de sa pensée, et il savait qu’elle allait mal le prendre… Et maintenant il avait peur, peur de la perdre, peur de lui faire du mal, peur de tout.


Apprehension. The lack of love drove you crazy, little boy.



© Grey WIND.

_________________

Taking away to the dark side
love is my sin



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MessageSujet: Re: I need my freedom. ☾ serah ♥   Lun 25 Aoû - 20:23


"Couleur cauchemars"





Je déambulais dans la rue à la recherche d'un but. Le soleil n'éclairait pas encore suffisamment la ville pour qu'elle prenne vie. J'étais seule avec le son de mes pas sur le bitume accompagnant mes pensées. Quelques bruits de moteurs résonnaient au loin sans pour autant être très audibles. Qu'allais-je faire ? J'avais dit à mes frères que j'avais trouvé un travail, mais honnêtement, je n'avais pas vraiment cherché. La seule chose qui me permettait de subvenir aux besoins de ma famille était les jeux d'argents. Bien que je n'en n'avais touché aucun mot à mes protégés, je sortais en soirée pour jouer. Des jeux de cartes souvent. Particulièrement adepte du poker, j'étais devenue plutôt douée dans l'art de la tricherie. Mais il fallait s'en douter, mon petit manège ne durerait pas pour toujours. A force de me voir gagner les gens allaient se poser de sérieuses questions. Et puis honnêtement, quelque chose d'autre me tracassait. Mes rêves étranges. Ils ne me déplaisaient pas vraiment plus que ça. La plupart du temps très sanglant, je me voyais tuer des gens. Bien sûr le massacre en soi me déplaisait, mais j'appréciais dans ces rêves le côté très réaliste de l'horreur ainsi que ses détails. Le problème, c'est qu'ils devenaient un peut trop présents, des fois même obsédants. Durant la journée j'y pensais beaucoup, au point de me voir flâner à la fac... Les détails de ces rêves me revenaient facilement à l'esprit contrairement à ceux habituels que j'oubliais déjà au petit matin.


Mais mes problèmes ne s'arrêtaient pas la. J'étais également comme oppressée par ce sentiment qui était le mien, cette jalousie qui nous avait fait déménager pour cet endroit où nous n'avions plus rien. Franchement, je trouvais cette émotion dégoûtante, rebutante et tout ce qu'on veut d'autre. Elle me tiraillait de l'intérieur, me brûlait les lèvres et laissait un goût amer dans ma bouche. Mais ce sentiment avait été plus fort que tout par le passé et je ne voulais pas que ça se reproduise. Ma jalousie avait prit le dessus sur ma raison, et avait entrainé comme conséquence une séparation avec tout ce que nous connaissions. Certes nous n'avions plus grand chose avant mais il nous restait nos habitudes, nos souvenirs et quelques contacts tout de même. Encore moi, je n'avais pas d'amis, mais pour mes frères, j'imagine le choc. Toutes leurs relations coupées, et ils n'avaient pas gardé contact je le sais, tout ça parce que je... non, mon envie hostile leur avait demandé. Je me sentais si bête. Tout arrivait en même temps : les problèmes d'argent, les rêves étranges (mais non pas déplaisants) et cette sensation de pourrir de l'intérieur (bien que je n'ai jamais été une personne exemplaire).


Je continuais de déambuler dans ma rue par cette fraîche matinée grisâtre. Trainant les pieds, à la recherche d'un quelconque aboutissement ou d'une quelconque distraction. Un petit caillou cogna ma chaussure et cette dernière trouva alors amusant de le trainer ainsi sur quelques mètres jusqu'à ce qu'il ailla percuter le pied d'un passant.
"Je suis désolée, je rêvais." Le passant m'accorda un peine un regard et baissa à nouveau les yeux sur ses pieds continuant sa route. Mon porte feuille. Moi même étant habituée aux vols, je savais reconnaître quand on fouillait dans mes poches. Sans même que je comprennes le pourquoi du comment je courrais, courrais pour rattraper mon bien, ma main agrippa la bras du type que j'accusais de ce crime. Il leva le regard. C'était un homme, la quarantaine, il avait les yeux bleu, les cheveux foncés en bataille dépassant d'un chapeau délavé, et une barbe datant de plusieurs jours. Il me regarda d'un air triste comme implorant ma pitié, pauvre homme qu'il était. Seulement il était tombé sur la mauvaise personne. Je n'hésitais pas à voler mais je ne pardonnais pas ceux qui tentaient de me dépouiller moi même. Je fermais les yeux un bref instant et des souvenirs de vidéos et d'articles lus sur un certain sport de combat me revinrent. Le taekwondo m'avait intéressé il fut un temps, mais ça n'a jamais été plus loin que ça, bien qu'en faire m'aurais beaucoup plu. Ma jambe droite se souleva du sol pour atteindre le niveau de son plastron après s'être parfaitement pliée puis dépliée. Ap Chaki, coup de pied de base. Puis j'enchainais avec un autre coup de pied, niveau tête cette fois, coup de pied ascendant à 45 degré, je frappais avec le bol de mon pied, bandal tchagui. L'homme était à terre et mon porte feuille aussi. Je le récupérais, lançais un regard à l'homme, et tournais les talons. Si seulement il avait volé quelqu'un d'autre.


Cette journée avait plutôt mal commencé, et je dois l'admettre, toute ces pensées accompagnées de ce petit accrochage improvisé avec ce sans-abri m'avait plutôt mis de mauvaise humeur. Mes nerfs s'agitaient dans ma tête et lorsque que je regardais la rue que le soleil commençais à chauffer, j'hallucinais clairement. Des cadavres partout autour de moi. Mais pas seulement. Je voyais clairement des femmes habillées comme au dix-septième siècle parler de choses incompréhensibles et rire comme des guenons. Je sentais monter en moi un élan de rage en les voyant sans trop savoir pourquoi. Mais une chose était sûre, j'avais en moi une haine inexpliquée pour ces femmes qui semblaient nobles. Ma tête me faisait très mal, et malgré la vraisemblance de ces femmes et des cadavres et je savais pertinemment que tout "ça" n'était pas réel. Je pressais le pas. Je m'approchais d'une rue dans laquelle je n'était jamais passée encore. Les hallucinations se stoppèrent et ma marche reprit le rythme d'une déambulation. Soudain ma tête, toujours douloureuse se tourna et je vis mon petit frère, Thomas, à l'intérieur d'une pizzeria. Je fis en sorte de retrouver un visage normal, souriant. Je m'approchais et rentrais dans le petit bouiboui. J'embrasais mon frère et salua la femme avec qui il discutait. Cette dernière nous offrit d'ailleurs à tous les deux une canette de coca et nous nous installâmes alors tranquillement. Je sentis que mon frère avait besoin de parler, alors je ne prononçais encore mot jusqu'à ce qu'il commence. Il m'expliqua alors les raisons de sa présence ici ainsi que ses besoins et envies de liberté. Ma gorge se noua. Ma tête me faisait toujours mal mais je faisais tout pour le dissimuler. Puis il l'évoqua. Il parla de ma jalousie maladive. Comme un goût de pourriture me titilla le palais. Non, pas ça, ne parle pas de ça. Je devais arranger ce problème de jalousie. Je voyais son visage qui semblait me dire "comprend, s'il te plaît", je sentais qu'il avait peur de ma réaction. Et puis il évoquas ces rêves également. Alors lui aussi ? Ca faisait beaucoup trop d'informations, j'aivais l'impression que ma tête allait exploser. Pourtant à l'extérieur je paraissais sereine, calme...Et il fallait que je continue de le paraître. Alors c'était à présent à moi de choisir. Que répondre aux attentes de mon petit frère ? Ma tête se redressait légèrement, bien que blessée de l'intérieur, je pris ma décision et je remballa ma fierté.
"Je comprends. C'est normal à ton âge de vouloir toutes ses choses tu sais, bien que moi je n'ai jamais cherché le contact avec les autres comme toi. Tu veux du travail ? Dans ce cas prend le, mais ne te surmène pas trop". Ma tête me faisait de plus en plus mal. Je n'osais pas dire ce que je pensais vraiment. "Je suis désolée si je vous ai paru un peu envahissante ces derniers temps, ce n'était pas vraiment voulu." En temps normal ce n'est pas ce que j'aurais dit. J'aurais engueulé mon frère d'avoir pris un travail à son âge, je lui aurait dit que la famille suffit, qu'il n'a pas besoin de plus, ou autres idéaux me passant par la tête. Mais la je ne voulais pas d'une dispute ou d'une conversation à rallonge, j'avais trop mal. Et le gout de moisissure dans ma bouche était devenu un gout de cendre. La jalousie que je détestais tant je devais la refouler, ravaler cette cendre.




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And if it is, then everybody best stop steppin'
Cause I got ten in my pocket that'll bend ya locket" -War of change.
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