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 you who came from the stars [Persia & Cyrus]

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FIRST QUARTER

Isabelle de France

☾ RÉINCARNATION : Isabelle de France
☾ OCCUPATION : Pigiste au journal local
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MessageSujet: you who came from the stars [Persia & Cyrus]   Lun 8 Sep - 20:09

L'automne s'était installé à Tewkesbury. Il faisait un temps un peu lourd pour la saison, mais la couleur des feuilles ne bernait personne. Cela devait faire à peine quelques mois que Cyrus était resté en cours. C'était assez étrange de le savoir revenu. Comment sa mère avait-elle dit au téléphone ? Une dépression. Persia avait été vaguement étonnée. Une dépression, pourquoi donc après temps de temps à surmonter le stress et les exigences des uns et des autres ? Elle avait arrêté de le jalouser il y a bien longtemps à cause de cela. Il avait finit par ressembler à une petite crevette maladive et pâlotte, rien de bien joyeux à voir. Sa mère avait également prétendu qu'il avait un comportement vraiment étrange. Comme s'il n'était plus la même personne. Balivernes. Une dépression, évidemment qu'on en devenait un peu mou, l'énergie nous est pompée de l'intérieur, on pleure et chouine en continu (très fatiguant d'ailleurs) et le reste du monde nous semble terne, gris et fermé. Mais bon, Cyrus n'avait jamais été une crevette bien joyeuse, il fallait le reconnaître.

La jeune femme traversa la rue jusqu'à la boutique de sa mère. Emma tenait cet endroit depuis bien longtemps, elle en était presque devenue une sommité à Tewkesbury. On se demandait comme une femme dotée d'un physique aussi avantageux à tout âge, était restée dans ce trou, à tenir cette boutique certes charmante mais minable pour les quelques touristes égarés ou bizarrement fascinés par le moyen-âge anglais. Elle aurait pu être mannequin, actrice, enfin le genre d'activité qu'apparemment toutes les jolies femmes du monde faisaient à un moment ou à un autre. Pour Persia, ce qu'avait sa mère avant sa naissance était un mystère des plus épais. Elle entra.

La boutique était un endroit bien tenu. Emma appartenait à cette race de génitrice qui semblait avoir développé une forme de maniaquerie aigüe, travers comportemental qui créait certains frottements avec les adolescents. Elle était là, comme à son habitude, pâle et brune, le visage fin mais sévère qui conservait la beauté que les murmures de la ville lui avaient toujours prêté. Elle était un peu pâle cependant. Elle avait toujours été pâle quand sa progéniture lui causait quelques soucis. Elles se voyaient rarement, mais c'était suffisant pour que leurs quelques rencontres aient cet arrière-goût de malaise si gênant.

- Persia. Il sera content de te voir.

Pour Persia, la voix de sa mère a toujours une teinte de violet tirant sur le lilas. Une couleur douce, féminine, empruntée que l'on ne trouvait que parmi quelques fleurs et fruits dans la nature. Une couleur qui était également emprunte de mystère et d'une sévérité un peu mystique.

- Il est plutôt dans un bon jour pour le moment. Son professeur m'a montré l'une de ses copies...

Persia prit la feuille que sa mère lui tendait. Il lui sembla qu'elle la gardait toujours à portée de main, sans doute pour montrer à chaque connaissance ce qui était arrivé à son enfant adoré. La copie commençait bien pourtant. Persia n'y connaissait absolument rien, mais au moins il y avait des calculs, des lettres, des grosses virgules bizarres et autres signes mathématiques abscons. Mais sur la fin il y avait un poème, mais des fleurs dessinées sur le côté, comme une couronne. Persia le remarqua tout de suite et ce fut d'autant plus troublant. Ce n'était plus la même écriture. Toujours la même encre, le trait de stylo prolongeait même avec élégance un gamma arithmétique, mais la forme des lettres semblait démodée, passée, anachronique. Cela rendait le poème quasiment illisible.

"Nous voilà dans de beaux draps. Entre moi et mes rêves qui deviennent de plus en plus envahissants et Cyrus qui perd la boule, les Kowalski sont pour se prendre une petite chambre définitive chez les Archdeacon..."

- Il est dans sa chambre.

Le reste de la maison était l'étage. Trois petites chambres et un petit salon qui donnait sur une petite cuisine. pas de grand luxe mais suffisant, surtout depuis que sa mère vivait seule. Persia monta quatre à quatre les escaliers et entre en trombes dans la chambre de son jeune frère.

- A quoi joues-tu, Cyrus Kowalski ? Tu as finalement développé un penchant littéraire et sorti ta tête des mathématiques ? Tu es peut-être rattrapable.

Une boutade. Était-ce vraiment de bon goût ?
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NEW MOON



☾ RÉINCARNATION : Oscar Wilde — (16 octobre 1854 - 30 novembre 1900)
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MessageSujet: Re: you who came from the stars [Persia & Cyrus]   Mer 17 Sep - 21:44



Cyrus se réveilla en sursaut et jeta un regard paniqué autour de lui. Ses yeux se posèrent sur le cadre qui ornait la table de nuit. Un jeune homme au teint blafard le fixait et le cœur de Cyrus reprit un rythme normal. Il se reconnaissait. Le visage éteint sur la photographie était bien le sien. Il était Cyrus Kowalski, petit génie des sciences et frappadingue en puissance. Le jeune homme se redressa avec difficulté. Il venait de passer quelques heures dans les bras de Morphée, alors qu'il tentait de mettre au point une stratégie pour ne pas oublier sa propre identité. Devant lui se trouvaient un amoncellement de feuilles manuscrites, de vieux ouvrages traitant de la poésie du XIXème siècle et de littérature, de copies d'anciens journaux sur lesquels figuraient des photographies de Londres et de ses rues remplies de calèches et de passants vêtus à l'ancienne mode. Cyrus massa sa nuque endolori. Dormir était devenu pour lui de plus en plus difficile durant ces quelques mois. Les rêves qui venaient le tourmenter lorsqu'il était le plus vulnérable avaient réussi à l'effrayer à un tel point qu'il passait ses nuits à arpenter les rues de Londres avec pour seul but de garder les yeux ouverts. Dans la journée, il avait les cours pour l'occuper et le garder éveillé. Maintenant, tout cela ne suffisait plus. Rien ne faisait le poids face à cette chose. Il ne savait même pas ce que c'était, mais c'était réel. Pour sûr, c'était réel. Il ne rêvait pas d'Oscar Wilde, il était Oscar Wilde. Il ne rêvait pas durant son sommeil, il se téléportait il ne savait comment dans un autre siècle et colonisait la vie du célèbre écrivain.
         Cyrus avait faim. Il ne se souvenait même plus de quand datait son dernier repas. Cela avait-il une quelconque importance ? Ce bon vieux Oscar avait dû se charger de se remplir la pense à sa place. A cette pensée, le jeune homme esquissa un sourire. Commencer à rire de la situation, n'était-ce pas l'accepter ? L'acceptation n'était-elle pas le premier pas vers la guérison ? Voilà où en était donc réduit Cyrus. Reclus dans sa chambre d'enfant, à glousser bêtement à l'idée qu'Oscar Wilde avait peut-être avalé deux ou trois macarons à sa place. Ils devaient probablement manger des macarons au XIXème. Cyrus n'était pas expert en histoire de la gastronomie, mais il savait qu'il pouvait faire confiance à ce cher Oscar pour choisir des mets de qualité. Au moins ne mourrait-il pas de faim. Son stylo-plume était resté ouvert devant lui et avait tâché le carnet sur lequel il était posé. Cyrus saisit le stylo et commença à remonter sa manche de chemise. Il posa la mine à l'intérieur de son poignet droit et commença à écrire. Il venait de tracer la dernière lettre de son prénom lorsqu'il se stoppa. De l'encre, ce n'était pas indélébile. Un lavage et pof, ce malheureux Cyrus serait une nouvelle fois parti en fumée. Son regard se posa sur le compas qui gisait non loin de là. Le jeune homme s'en saisit et reprit son travail.
         Cela faisait dix bonnes minutes que Cyrus était penché sur son poignet, gravant inlassablement dans sa chair quelques bribes de sa vie, lorsque le jeune homme s'écarta pour laisser la place à Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde.


         Les marches de l'escalier grincèrent bruyamment sous des pas précipités et la porte de la petite chambre s'ouvrit à la volée. « A quoi joues-tu, Cyrus Kowalski ? Tu as finalement développé un penchant littéraire et sorti ta tête des mathématiques ? Tu es peut-être rattrapable. »  Le jeune homme ne fut nullement troublé par cette entrée fracassante, lui-même étant un adepte du genre. Il se contenta de tourner la tête et de poser un regard interrogateur sur la jeune femme qui se tenait devant lui. Tranquillement, il quitta le fauteuil dans lequel il se trouvait et s'inclina légèrement. « Veillez m'excuser ma chère, il me semble que vous vous trompez de personne. Cela dit, si vous mettez la main sur ce Monsieur Kowalski, j'apprécierai grandement que vous me le présentiez. Un homme de lettre en devenir ! Je n'aspire qu'à faire sa connaissance et le plus tôt possible. » Cyrus reboutonna sa veste en velours violet foncé et ajouta gaiement : « Mais pourquoi n'irions-nous pas chercher ce cher homme dès à présent ? Je meure d'envie de le rencontrer et de comprendre la raison qui l'a poussé à fuir l'univers prévisible et terre-à-terre des sciences pour les délices de la littérature ! Allons-y, je peux nous trouver un cab en un rien de temps ! » Le jeune homme attrapa prestement le manteau d'un noir délavé qui se trouvait sur le dossier d'une chaise et se tourna vers l'inconnue : « Veuillez excuser ma tenue, qui n'est pas des plus présentables. Je n'ai trouvé que ces oripeaux à me mettre sur le dos. Entre nous, je me sens coupable de leur trouver un certain charme. Il ne manquerait plus que je pousse le vice jusqu'à troquer l'ensemble de ma garde-robe contre ces choses-là ... »

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Isabelle de France

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MessageSujet: Re: you who came from the stars [Persia & Cyrus]   Sam 20 Sep - 18:00

Il était assez rare que quelqu’un parvienne à couper le sifflet de Persia Kowalski. L’ensemble des professeurs exaspérés de son cursus scolaire vous le rappellerait volontiers. Cette jeune a une langue pour le moins acérée et n’a pas toujours la politesse de la garder dans sa poche. Mais à l’instant où Cyrus avait eu un mouvement pour se tourner vers elle, elle avait la sensation aigüe  que quelque chose ne tournait pas rond. Rien dans ses mouvements vifs ne lui rappelait son frère. Mais le ton, les mots, elle avait vraiment eu une drôle de sensation.

« Il me semble que vous vous trompez de personne »

Comment ne pas croire à une mauvaise blague ? Elle avait lu comme tout le monde des romans où des personnes lambdas pouvaient développer des personnalités parallèles et devenir parfois quelqu’un d’autre. Mais du point de vue de Persia, cela était tout bonnement impossible. Elle demeura donc absolument tiraillée par des pensées contradictoires : ce n’était pas Cyrus en face d’elle, mais c’était tout bonnement impossible.

Et pendant ce temps-là l’individu, Cyrus ou qui qui que ce soit continuait de parler avec l’aisance de ceux qui avaient l’habitude d’évoluer en société. En plus de cela il portait du velours. Il s’était saisi d’un vieux manteau. Elle n’était pas sûre qu’il n’ait jamais été très fringues. Persia n’était pas très au fait des tendances en matière de mode, mais elle était certaine que le velours violet n’avait plus été au chapitre des « à avoir dans sa garde-robe » depuis plus d’un siècle.

- Ou as-tu trouvé cette chose ?

« Je ne comprends pas grand-chose à ce qu’il essaie de me dire. Aller trouver Cyrus Kowalski ? Changer sa garde-robe ? »

- Ce n’est pas très amusant, Cyrus… Tu t’es inscrit à l’atelier théâtre d’Oxford ? Il y a un atelier théâtre à Oxford ? Tu essaies de jouer qui là ? Un dandy perdu ?

Devait-elle appeler sa mère ? Emma avait eu l’air vaguement inquiète, mais loin de la panique. C’ c’était donc cela une dépression ? Persia supposa qu’il voulait arrêter ses études. Il devait sans doute penser que la nouvelle allait bouleverser et décevoir tout le monde et il s’était donc enfoncé dans un déni tel qu’il jouait la comédie pour retarder le moment où il devait finalement le révéler. C’était cependant ridicule. Persia n’avait jamais eu d’attentes particulières pour Cyrus.

Elle espérait vaguement qu’il aurait la bonne idée de se calmer un peu. Le Cyrus qu’elle avait en face d’elle était un peu agité, bien plus agité que l’être discret et introverti qui lui servait habituellement de frère. Elle avait comme l’impression d’avoir affaire à une personne qui appréciait particulièrement être remarquée. Ce serait difficile de le garder à l’œil.

Elle répondit simplement en lui jetant un regard profondément dubitatif. Il voulait déjà partir à sa propre recherche. Cette histoire devenait de plus en digue. Il voulait partir à sa propre recherche. Persia n’avait pas eu le temps de s’assoir ou de lui parler un tant soit pour avoir une vraie conversation d’adulte. Elle ne pouvait cependant pas l’empêcher de sortir, s’il voulait prendre l’air. Le mieux était sans doute de le suivre, peut-être qu’avec un peu de temps elle arriverait à comprendre ce qui se passait exactement.

-Soit, tu veux sortir, je l’ai bien compris. Où veux-tu aller ? Cela risque d’être compliqué d’aller chercher ce si talentueux Cyrus Kowalski puisque je l’ai sous les yeux.

Elle avait joué sa dernière carte, lui avait parlé avec un brin d’exaspération et espéré vaguement obtenir de lui une réaction saine. Retrouver un lien, même ténu avec l’ancien Cyrus. Elle se demanda soudainement si leur père était u courant de la situation. Il devait au moins savoir que son fils était retourné dans sa famille, ils travaillaient dans la même école après tout.

- Très bien, je suis de toute façon prête à partir. Je te suis mais par pitié ne te fais pas trop remarquer. Tu sais à quel point les gens de Tewkesbury aiment les ragouts et sont aptes à médire. J’ai déjà assez de casseroles, je n’ai aucune envie que tu n’en rajoutes encore plus.
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