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 Dreamer of a lighthouse in the wood. [greta & clemens]

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CRESCENT



☾ RÉINCARNATION : Arthur Rimbaud, 20 Octobre 1854 -10 Novembre 1891
☾ OCCUPATION : Etudiant, L1 Psycho, Sculpteur amateur.
☽ AVATAR : Pierre Niney
☽ CRÉDITS : AVA : Arwene ; ICON SIGNA : Eden Memories, Moi ; CODE : moi
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MessageSujet: Dreamer of a lighthouse in the wood. [greta & clemens]   Sam 2 Aoû - 11:00

Dreamer of a lighthouse in the wood
GRETA ∞ CLEMENS


Les notes de musique sortent de leur cercueil noir de bois sombre. Quelques paroles sont déclarées, pour donner un sens à celles-ci. D’abords elles n’ont aucun talent, elles volent au hasard, claquent dans l’air comme un enfant s’écrasant à la surface de l’eau en un plongeon raté. Il prépare un café dans la cuisine et il les entend, qui volent discrètement, mais insinueusement, jusqu’à ses oreilles. Comme des parasites qui grimperaient doucement jusque là. Il ferma les yeux en essayant de les oublier. Elles faisaient mal mine de rien, elles l’empêchaient de réfléchir correctement, elles prenaient toutes les places, elles étaient laides. Laides et mal jouées, comme un jeu de débutant. Il serre les dents en attendant que l’eau de la casserole boue. Jamais il n’a autant voulu que la cuisine, le salon et la salle à manger ne soit pas trois pièces différentes. Non loin de lui, le cours de piano dispensé à sa mère ne semble pas très intense. Elle s’arrête de jouer. Il n’en peut plus de l’entendre encore et toujours s’entraîner sur ce morceau simple et pourtant qu’elle massacre encore et toujours aussi allègrement. Il ferme les yeux, comme pour se dissocier totalement de la situation. Il passe une main dans sa nuque. L’eau ne boue toujours pas. Il reporte son attention sur le piano. Vieil instrument en bois qu’ils ont trouvé dans le grenier en arrivant dans la maison. Celle-ci était abandonnée depuis une dizaine d’année, la banque l’avait saisie, et ils ont sauté sur l’occasion. Toute sorte de trésors pouvaient sortir du ventre de l’énorme monstre qu’était le grenier. Lui y a trouvé un recueil de poésie qui l’a marqué à jamais. Ce cher Rimbaud. Il lui suffit d’un flash et il voit encore des vers dont il ne comprend rien. Il passe une main dans ses cheveux, cherche d’une main attive une feuille de papier dans la cuisine, un crayon, pour y écrire les vers qui lui viennent en tête. D’où les connait-il … Comment les voit-il si parfaitement en tête … Il est persuadé que si il fait une recherche dessus, il les verra apparaitre en noir et blanc sur un recueil, et signé de la main de Rimbaud. La sienne. Alors qu’il les aura seulement vus en un flash. Il toujours cette feuille, ailleurs, il écrit, comme un forcené, comme un véritable dément. N’est-il pas un peu fou au fond ? Si. Il l’est. Mais c’est entièrement la faute de Rimbaud. Il se mord la lèvre en essayant de faire abstraction de la musique jouée par sa mère qui l’horripile considérablement. Stop. Arrête putain Arrête s’il te plait arrête de jouer cette infâme chef d’œuvre que tu massacres. Il note encore les vers, encore. Les notes s’arrêtent. Il s’arrête d’écrire. Il lit avec une sueur froide, et cette écriture qui n’est plus la sienne.

« Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs. »

Ok. Sa mère, c’est les ombres du soir. Et quel mépris il a pour elle ; Il reste fixé devant ces vers. Le silence résonne dans le salon. Il se retourne. Les deux femmes ont le regard posé sur lui. Il se sent rougir, la honte lui monte au visage. Ce professeur de piano qui darde sur lui un regard intense de questionnement.  Il a mal au cœur. Il prend le papier, le fourre dans sa poche . Il oublie son café et se précipite presque dehors, dans le soleil déclinant de ce début d’Aout. Il claque la porte sans même s’en rendre compte. Ok. Il respire un grand coup, puis se dirige d’un pas assuré vers la grand, son atelier. Il referme la porte, allume sa lampe et commence à regarder lesquels de ses sculptures ont besoin d’un peu de rafraichissements, lesquelles méritent d’être continuée. Il ferme les yeux un peu plus. Réfléchis Clem, qu’est-ce qui t’arrives. Il aurait aimé entendre les jolies note de cette femme, ce professeur qui le fixe un peu trop souvent, qui s’imisce dans sa vie privée, comme un serpent se glisserait dans son trou. Il déglutit, prend un marteau et une tenaille puis s’attaque à un bloc de pierre pour tailler il ne sait quoi encore. Il taille, tape dessus, laisse son inspiration le guider. Et le début ne laisse pas entrevoir de forme. Bientôt, on peut voir un arbre se dessiner. Peut-être autre chose.
La porte de la grange claque dans son dos. Il ne se retourne pas. Il lâche à la volée :
« Papa tu peux pas faire quelque chose pour qu’elle arrête d’utiliser ce piano ? Ca va me rendre fou j’en peux plus. »
Parce que oui, il n’y avait que son père qui rentrait jamais dans son atelier. Pas la peine de vérifie.a


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Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs. Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. Assez connu. Les arrêtes de la vie. - ô rumeurs et visions ! — A. Rimbaud


Dernière édition par Clemens ÂpreCime le Dim 3 Aoû - 14:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dreamer of a lighthouse in the wood. [greta & clemens]   Sam 2 Aoû - 22:33



Sa voix est si douce, si discrète, qu'on a l'impression qu'elle va s'envoler par la fenêtre pour ne plus jamais revenir. On peut dire que Greta est mauvais professeur. Elle fait partie de ces gens chez qui la chose est innée et à qui il est impossible de l'expliquer. Vous jouez un morceau, elle peut vous dire parfaitement quelles notes vous avez mal effleurées et quelle intensité vous avez manqué ; elle peut vous dire que c'est mal, que ça ne va pas, que vous avez ruiné l'oeuvre. Mais elle est bien incapable de vous dire, gentiment, avec tact et décence, comme vous améliorez. Toutefois, elle semble plutôt bien s'entendre avec Ms. ÂpreCime qui, même si elle n'est pas talentueuse, est impliquée et motivée. Les notes sortent, erratiques, de l'instrument et Greta grince les dents, vaguement agacée. Elle appuie si fort ! On dirait qu'elle veut se venger de quelque chose sur ce piano. Greta l'observe avec intensité, regarde ses doigts qui lui semblent si vulgaires, si boudinés, vraiment trop gros pour taper les touches ; elle manque de finesse, elle manque de doigté, elle manque de délicatesse, de passion. Mais son père le lui a dit maintes fois : ne dis rien de ce que tu penses ou tu ne feras que heurter les gens. Et autant éviter d'heurter les sentiments de son employeur, même pour le maigre salaire que Ms. ÂpreCime lui donne à la fin de chaque séance.

Elle se surprend à rêvasser un instant, faisant pour quelques secondes abstraction du massacre musical qui se passe juste à côté d'elle. Elle repense à Londres et à l'opéra, bon dieu, l'opéra. La musique de l'opéra, les murs qui résonnent, les souffles qui se retiennent, les notes qui se suspendent... et maintenant la voilà, coincée sur cette chaise, victime de la pire torture possible à ses oreilles, dans une ville trop morne qui n'arrive qu'à la faire se sentir mal. Elle retient un soupir, arrête momentanément la mère de famille pour corriger sa position, relever ses coudes, lui conseiller légèrement de se tenir plus droite. “ Calmez-vous, madame, vous avez tout le temps qu'il faut pour jouer les notes qu'il faut, ” lui conseille-t-elle à mi-voix, avec douceur, pour l'inciter à ne pas se précipiter sur les notes sinon elle va trébucher dessus et les rendre encore plus ignobles – si c'est possible ! Ms. ÂpreCime s'y remet, un peu le rouge aux joues, peut-être vexée de se faire prendre des cours par une femme plus jeune qu'elle. Ou déçue de ne pas y arriver du premier coup. Certaines personnes, sait Greta, pensent que ce n'est qu'une succession de notes. Qu'il faut appuyer au bon endroit au bon moment, combinant parfois deux sonorités, pour former un joli morceau. Mais c'est tellement plus que ça. Et il manque, d'après elle, la passion à Ms. ÂpreCime, qui espère la retrouver en jouant. Elle fait tout à l'envers.

“ Non, madame, pianissimo, ” dit pensivement Greta au milieu du morceau. Madame s'arrête brusquement dans un babam sonore. Elle dit qu'elle est lasse, qu'elle en a assez d'échouer, qu'elle espère revoir Greta le mois prochain mais que cette leçon doit se finir maintenant. Puis elle se retourne brusquement, et Greta suit son mouvement, puis son regard : c'est son fils, un papier à la main, qui les regarde comme un daim coincé entre des phares de voiture. Greta n'est venue que deux, ou peut-être trois fois. Il était toujours là, dans les recoins sombres du salon, passant en espérant ne pas être vu, comme une ombre sur un tableau. Mais elle l'a vu à chaque fois. Elle le regarde s'en aller en courant presque, madame soupire puis lui règle la leçon (une misère pour deux heures et demi : vingt livres à peine, mais elle s'en fiche) et très vite, Greta est dehors, son manteau sur les épaules et son sac à la main, un peu perdue car arrachée trop vite à son monde de noires et de blanches si simples et si douces comparées à l’apprêté des couleurs ambiantes.

Elle n'avait pas remarqué le garage auparavant (ce n'est qu'un garage). Mais de là, elle entend quelque chose qui frappe régulièrement, qui glisse, qui râpe. Elle revoit Clemens ÂpreCime qui coure dehors et elle l'imagine là, à l'intérieur, faisant Dieu savant quoi. Personne ne l'attend à la maison et c'est sans réfléchir qu'elle se dirige vers le garage, bien décidée à découvrir qui se cache derrière le fantôme ÂpreCime. Elle ouvre lentement la porte, qui ne grince pas sur ses gonds. D'un œil, elle ne voit rien de l'intérieur alors elle entre, à demi, un peu, en entier, prête à partir au moindre coup de vent ; mais la poignée lui échappe et la porte claque en se fermant derrière elle. Elle se fige. « Papa tu peux pas faire quelque chose pour qu’elle arrête d’utiliser ce piano ? Ca va me rendre fou j’en peux plus. » Elle reste silencieuse. Il est en train de sculpter quelque chose, elle ne voit pas très bien quoi. “ Je... ” Elle pense qu'il parle d'elle. “ Je ne reviendrai plus alors. ” Et comme elle se sent libérée de la charge employeur/employée, elle se rapproche avec curiosité pour mieux apercevoir ce qu'il fait. “ Qu'est-ce que tu sculptes ? ” la question fuse, incontrôlable. Elle glisse vers Clemens ÂpreCime un regard brillant.
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MessageSujet: Re: Dreamer of a lighthouse in the wood. [greta & clemens]   Lun 4 Aoû - 13:24

Dreamer of a lighthouse in the wood
GRETA ∞ CLEMENS


Les coups sont réguliers, forts et précis. Comme s’ils avaient leur propre âme, chaque coup sa propre personnalité. Clemens fronce les sourcils, sans savoir où il veut en venir. Le bloc de pierre qu’il travaille fait à peu près sa taille, une grande pièce que lui a rapporté son père sur l’un des chantier où il a travaillé. Il devrait prendre le temps, réfléchir à ce qu’il va faire, élaborer, faire un croquis, mais présentement il a besoin de tailler, de tailler dans le vide, de tailler dans le vague, de tailler des vagues dans le vide. Juste pour expulser quelque chose qu’il ne comprend pas vraiment. Il ferme les yeux un instant, s’arrête de frapper. Le silence qui fait place est étourdissant, mais réconfortant.  Il aime ce silence, il l’apprécie mieux quand il suit les coups de marteaux harassant. Il regarde ce qu’il a en face de lui, sans bien savoir où il veut aller comme ça. Il va nulle part, comme d’habitude. Il repense à sa mère, à son regard vide et apeuré. Elle a peur de lui, elle a peur quand elle le voit écrire avec frénésie, des mots qui n’ont de sens pour personne. Pour personne. Sauf pour un français un peu fou qui semble avoir élu domicile dans sa tête. Il perd son souffle, perturbé, ailleurs. Bon sang Clem, reprend toi un peu ! Tu vas pas te laisser dicter tes émotions par une femme qui ne te connait même pas ! C’est une étrangère, c’est toutes des étrangères. Il secoue la tête, se redresse et recommence à taper sur le bloc de pierre avec frénésie. Il taille le gros, frappe avec son maillet, semble se déchainer, donne des formes anguleuses et rondes à cette chose qui nait doucement sous ses doigts. Il se mord la lèvre. Les coups se font plus rapide, il sent des perles de sueur rouler dans son dos, en une course effrénée. C’est peut-être un arbre, un arbre échappé d’une forêt amazonienne qu’il n’aurait jamais vu. Rimbaud, est-ce que tu as déjà été là-bas ? Dans cette Afrique tropicale d’où s’échappent les rêves de Clemens ? Oui il y a déjà été, rien n’est un hasard, même dans ton art, tu dois le subir. Ce n’est plus une question de rêve. Il tape un peu plus fort et perd son souffle. Il a mal partout, mais il tient bon. Il s’assied sur son tabouret pour prendre appuis et tailler une partie du socle. Ses pensées s’embrument encore un peu. La porte est poussée. Elle claque, il ne s’arrête pas. Il ne veut voir personne, pas son père, pas sa mère. Et qui d’autre pourrait bien entrer ? Qui d’autre on se le demande. Il parle à son père, à propose de sa mère en espérant qu’il exaucera son vœu. Mais qui est-il pour demander un truc pareil ? Cette maison n’est pas à lui après tout. Une voix s’élève. Douce et chaude, comme du miel.
Je… Je ne reviendrai plus alors.
Il écarquille les yeux et se retourne brusquement, un regard horrifié de bête sauvage planté dans celui de la jeune femme qui a poussé les portes de son sanctuaire sacré. Non … Personne n’a le droit de voir ce qu’il fait ici, c’est une intruse, elle n’a pas le droit. Mais tes sculptures sont pourtant bonnes Clemens, pourquoi tu la laisses pas les regarder ? Pourquoi tu fais pas en sorte qu’elles te rapportent de l’argent ? Elles pourraient. Mais là n’est pas la question, c’est secret, c’est un défouloir, et ça n’est pas autorisé d’accès aux profs de piano. Il la regarde fixement, les sourcils froncés, les yeux écarquillés. Une bête sauvage oui … Il ne veut pas être dressé, pas ici. C’est sa forêt, son territoire, et personne n’a le droit de les regarder. Pas elle. Il a les mains qui tremblent. Elle peut revenir, mais pas chez lui, pas ici, ça c’est défendu. Elle se rapproche, semble s’intéresser. Lui reste sur la défensive, ses yeux perdant de leur grandeur mais ses sourcils toujours bien froncés. Elle déclare, prenant le droit de poser des questions :
« Qu'est-ce que tu sculptes ? »
Il sent son regard inquisiteur sur chacune des œuvres de cette immense grange. Elles s’entassent de tous les côtés, des bustes, des scènes, des personnages énigmatiques ou fantomatiques, des figures oniriques qu’il a extirpé de ses rêves, parfois deux corps enchevêtrés qui lui rappellent les fantasmes que lui imposent Rimbaud. Va pas me dire que ça te plait pas. Ca lui déplait, au plus haut point. Et ce qui lui déplait encore plus c’est de l’entendre penser que ce n’est pas si grave. Il baisse la tête en dit, sans articuler le moins du monde :
« Je … J’en sais rien, »
Il en sait rien, c’est toujours pareil. Il continue, sans savoir pourquoi il parle :
« C’juste une impulsion … Taper pour quelque chose pour me défouler, comme si c’était ma… »
Mère. Mais non il va pas dire ça, ça le ferait passer pour un fou furieux. Furieux il l’est, que quelqu’un ai osé entrer ici. Mais il n’y a plus de timidité qui tienne, il est dans son élément, il est chez lui, et il n’a pas peur d’elle. Il a juste envie qu’elle foute le camp. Il bascule la tête et la reporte vers sa sculpture en grognant :
« Laissez tomber … »
De toute manière personne comprend ce qu’il fait. Non. Non personne le comprend tout court.
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