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 So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN

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CRESCENT

☾ RÉINCARNATION : Paul Verlaine
☾ OCCUPATION : Professeur de philosophie
☽ AVATAR : Pedro Pascal
☽ CRÉDITS : applestorm
☽ MESSAGES : 21
☽ INCARNATION : 22/07/2014
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MessageSujet: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 19:00

SOREN ETOURNELLE
NOM DE FAMILLE ☾ Etournelle. PRÉNOM(S) ☾ Soren Alexandre. ÂGE ☾ 38 ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ 23 mai, sud de la France. NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Britannique d'origine française. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Hétérosexuel. STATUT CIVIL ☾ Marié. OCCUPATION ☾ Professeur de philosophie. CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Athée. OPINION POLITIQUE ☾ Socialiste. CASIER JUDICIAIRE ☾ Vierge. GROUPE ☾ Crescent.
TEMPS MODERNES
Réfléchi. Borné. Terre à terre. Ouvert. Charismatique. Bavard. Aimant. Assuré. Drôle. Bon conteur. Beau parleur. Concentré. Cultivé. Passionné par son travail. Fainéant. Très sain. Distingué. Charmant. Joueur. Rieur. Calme. Doux. Posé. Fier. Protecteur. Soigné. Autoritaire. Pédagogue.☾
Mes doigts frottent le papier lorsqu'ils tournent les pages avec frénésie. Aide moi Sigmund, mon vieil ami. Ne laisse pas ces étranges flashs psychédéliques emmener avec eux ma raison. Cette vie est trop belle pour en changer la trame, je l'ai construite durement, ne laisse pas mon père y laisser de ses doigts de grasses traces dont les empreintes coulent sur mon destin. Sa folie qu'il la garde, ni moi ni les filles ne méritons la torture d'un esprit en fuite dans une famille qui grandit encore. Allez mon cher Freud, que peux-tu m'apprendre encore que je ne sache déjà ? Qu'aurais-je donc survolé un jour sans y prêter attention ? Rien de tout ça ne conserve un semblant de logique. Je ne suis plus celui que j'étais, celui que je veux être. Ces visions, ces absences, ces réflexes qui semblent me revenir avec une telle violence, comme un fil tendu si fort que le toucher vous renvoie un son. Un son désagréable et sourd, un frottement saturé de moments qui ne m'appartiennent pas.
Rien. Rien du tout... RIEN ! Le livre m'échappe, il se rue contre le mur de la bibliothèque. Je le regarde retomber lourdement, haletant. Mes mains se portent à mon front et mes lèvres s’entrouvrent de surprise, me réprimendent. Suis-je cet homme ? Celui qui, de frustration peut en venir à la violence ? Celui qui, face à son impuissance préfère recourir à la lâcheté qu'est la force du poing ? Quand cela est-il arrivé déjà ? Quand donc ai-je commencé à détester l'univers ? Aya, Marie et Sasha n'ont rien entendu du son mate qu'a crié le livre dans sa chute. Amanda, si. Sa silhouette m'appelle dans l'embrasure de la porte. Ses pupilles endormies m'interrogent, inquiètes. Je clos mes paupières, lui faisant comprendre que ce n'était rien. Ma chemise – son pyjama – lui sied parfaitement mais ne cache pas dans son corps, sa crainte. Légère mais présente. Je la ressens depuis quelques temps. Elle non plus ne me reconnaît plus. C'est cet étranger qu'elle voit ce soir. Cet homme vulnérable et perturbé qu'elle n'a jamais épousé. Mais elle se persuadera demain, comme à chaque fois, que ce n'est rien de grave, que comme tout le monde j'ai des faiblesses, que ce n'était pas si étrange que ça en avait l'air et que ça devait arriver à tout le monde. De mon côté je ferais de mon mieux pour l'encourager dans cette direction, parce qu'il le faut. Parce qu'elle en a besoin. Tout comme j'ai besoin d'elle.
TEMPS PASSÉS
Lunatique. Torturé. Grand penseur. Négligé. Impatient. Exigent. Capricieux. Dérangé. Jaloux. Égoïste. Impulsif.  ☾
Je n'ai plus lâché cette bouteille depuis deux jours. J'ai même dû dormir avec. Bien qu'elle soit vide. Peut-être que je me vois en elle. Dans une bouteille. Pathétique. Où est passé le grand Paul Verlaine. Je suis nostalgique de ces temps de bonheur. Reconnu, attendu, raconté. Ces jours où je pouvais m’enorgueillir d'être un auteur publié et admiré. Mon corps ne se soucis même plus du froid du sol ou de sa dureté, il a abandonné tout espoir d'un quelconque mieux. À l'image-même de mon esprit, tout en moi a lâché prise. À quoi bon de toute façon, quand on est maudit ? Si l'amour m'avait fait l'offrande d'une aventure qui puisse me combler à jamais, peut-être me serai-je poussé à vivre. Si les affres de la douleur que cause le manque ne m'avaient pas engloutis, Verlaine serait-il un autre homme ? Un être vivant de choses réelles, se nourrissant de ses convictions aux sources du désir ? Je sens mon corps qui se consume, qui halète, qui supplie pour que son calvaire se termine. Plus rien ne m'importe, quitte à me détruire, autant le faire anesthésié par l’absinthe. Rien ne retient le moins que rien. Il s'abstient face à la société. Je manque cruellement de passion, je l'ai trop donnée sans la recevoir. J'y laisse mes plumes, vieille colombe. Bien que certains m'auraient sûrement davantage comparé à un vautour. Mais qu'importe les autres, aujourd'hui il n'y a plus que moi et moi-même. Ils se suffisent l'un à l'autre, je les laisse agir et réagir tandis que je me perds dans mes réflexions qui n'ont plus rien de créatives. Elles sont plates, fades, tristes, sans rimes ni effets de style qui chercheraient à crier au monde les injustices, les paresses, les crachats, les indolents et les oubliés. Je suis l'oublié. Moi-même je m'oublie. Je l'oublie. Ce clochard rustre et ivre qui pourrit sur le bas-côté.

NOM DE FAMILLE ☾ Verlaine. PRÉNOM(S) ☾ Paul Marie. DATE ET LIEU DE NAISSANCE ☾ 30 mars 1844 à Metz. DATE ET LIEU DE DÉCÈS ☾ 8 janvier 1896 à Paris. NATIONALITÉ ET ORIGINES ☾ Français. ORIENTATION SEXUELLE ☾ Bisexuel. STATUT CIVIL À SA MORT ☾ Divorcé. ANCIENNE OCCUPATION ☾ Poète. CROYANCES RELIGIEUSES ☾ Athée à sa mort. OPINION POLITIQUE ☾ Assez inintéressé . CASIER JUDICIAIRE ☾ Deux condamnations qui lui valurent deux séjours derrière les barreaux.
PRÉNOM ☾ Thomaaaaas. PSEUDO ☾ Feel-it. ÂGE ☾ 19 ans. COMMENT T'ES ARRIVÉ ☾ Unicorn power. COMMENTAIRES ☾ C'est qui Côme ? Et il enterre qui ce salow ? FRÉQUENCE DE CONNEXION☾ Quotidienne je diraiwh. CODE DU RÈGLEMENT ☾     Code validé par la Lune AVATAR ☾ Pedro Pascal. CRÉDITS ☾ avatars de AMIANTE.

   


Dernière édition par Soren Etournelle le Jeu 14 Aoû - 11:47, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 19:00


so close to the end



__1__



Ce pourrait être une caresse. Ce pourrait être une invitation. Une accolade. Un geste protecteur. Ce pourrait être de l'amour, de l'affection, du dévouement. Les milliards de choses que cette baffe aurait pu être étaient étonnantes. Mais la violence, la fureur, l'injustice et la peur qui frappèrent Soren en plein milieu de la joue l'empêchèrent de penser à tout ce que ce geste aurait pu être mais n'était pas. Un mal pour un bien après tout, de cette façon, il n'était pas déçu, il n'imaginait pas les choses autrement. Son père, il l'avait toujours vu comme ça, cet homme très fort. Si fort qu'il devait bien déverser un peu de sa force quelque part. Alors non, il ne comprenait pas pourquoi ça devait être sur maman ou lui, mais soit, qu'il en soit ainsi. Maman disait constamment que ce n'était rien après tout. Alors ce n'était rien, maman avait toujours raison de toute façon. Le petit frotta son visage, très longtemps, à l'endroit où l’hématome fleurirait doucement dans les heures qui viendraient. Cette auréole, l'énième d'une série qui lui valait la réputation d'un petit garçon terriblement bagarreur. « Je l'sais ! » beugla-t-il avec cette expression faciale qui lui déformait tant les traits que Soren en arrivait parfois à penser que ce monsieur n'était pas son papa. Oh oui, il lui ressemblait, mais il y avait quelque chose au fond de la pupille qui changeait beaucoup trop l'homme pour se convaincre que masque était vrai. En fait non, justement, il n'y avait pas « quelque chose » il n'y avait rien. Un vide. Un trou de folie, une lueur sombre. Quand il levait ce grand battoir qui lui servait de main avec ce vide dans le regard, Soren savait bien que les choses n'allaient pas se passer comme on aurait voulu. Il savait bien que la soirée crêpes était compromise. Qu'ils n'iraient pas à la fête foraine finalement. Il savait bien qu'ils ne se feraient pas cette fameuse journée films devant le canapé. « Vous l'avez mise où ? » Ses cheveux étaient les secondes victimes. Il se les arrachait. Littéralement. Même malgré la situation, dans ces moments-là, Soren avait envie de lui dire d'arrêter, qu'il allait se faire mal. En l’occurrence, il en avait très envie, mais savait qu'il ne devait pas. Il avait l'habitude maintenant, il savait qu'il devait se taire coûte que coûte, il savait que ça passerait à un moment. Néanmoins, une traîtresse coula le long de son nez jusqu'à ses lèvres. Il attrapa la coquine du bout de sa langue et passa rapidement sa main sur chacun de ses yeux pour prévenir l'arrivée d'autres humides soldats. La main inattendue de sa maman l'attrapa tendrement par le cou, non sans un tremblement imperceptible. « Viens chéri, on va laisser papa trouver ce qu'il cherche, tu veux un goûter ? Maman va te faire un goûter, viens chéri, viens. » souffla-t-elle sans reprendre sa respiration et sans lâcher des yeux l'homme qui leur faisait face. « Où est-ce qu'ils l'ont mise ? Où ? Elle ne doit pas être bien loin, où est-elle ? » Chercher, chercher cette chose dont personne ne connaissait rien, pas même le nom, c'était ça qu'il faisait son papa. « Fou ». Il n'aurait pu le dire, il ne savait pas, Soren, qu'on pouvait associer son papa à un mot comme celui-ci. Un mot qu'à son âge, on associait vite à un dimension terriblement péjorative.

Se dressant sur la pointe de ses pieds pour atteindre de son derrière la coussin de la chaise, il finit tant bien que mal par arriver à s'asseoir. Ses doigts frottant encore mécaniquement le haut de sa joue, là où la douleur semblait se faire la plus violente, il ne remarqua pas tout de suite que les doux doigts de sa maman tentaient de lui faire enlever sa main pour examiner le bleu. Elle partit puis revins avec un torchon où se trouvaient quelques glaçons. « Tiens ça mon bébé. » Machinalement, il s'exécuta. Le garçon était un peu perdu, la violence du coup sûrement, surtout si près de la tempe. On déposa une assiette sur la table devant lui – contenant quelques gâteaux – surplombée d'un verre de jus de fruits. Il n'avait pas vraiment faim, comme à chaque fois c'était davantage le sommeil qu'il ressentait. Endurer les colères de son paternel le fatiguait. Mais il n'avait pas le choix. Pas à son âge. Il ne voyait pas d'alternatives. Ça viendrait.


__2__



« Regarde comme c'est beau dehors. » dit-elle dans un sourire. Lui ne répondit que d'un haussement d'épaule. Il était vrai qu'à quatorze ans, beaucoup d'adolescents se désintéressaient de mille et unes choses qui auraient pu les émerveiller. Mais rien n'y faisait de toute façon, la crise le voulait ainsi. D'autant plus pour Soren. Ce train dans lequel ils étaient, lui et sa mère, qui les emmenaient loin. Loin de chez lui. Loin de lui-même. Peut-être n'aurait-il pas dû. Il savait bien qu'il n'avait aucun regret, mais quand bien même, peut-être n'aurait-il pas dû. Seulement, voir encore sa main se lever pleine de sa colère, pleine de sa démence, ça lui était insupportable. À bien y réfléchir, il n'avait même pas pris de décision, son corps l'avait fait pour lui et quelques secondes plus tard il se retrouvait sur son père, l'écrasant de son corps sur le sol, bloquant son bras et déversant inconsciemment le flot d'injures que des années de maltraitance avaient cultivé en lui. Seuls les cris de sa mère avaient fini par l'arrêter. Un peu plus et il aurait peut-être fini par le tuer.

Pourquoi sa mère n'avait pas fait quelque chose plus tôt ? Il n'en savait rien et ne souhaitait pour rien au monde lui poser la question, il avait peur de la détester après la réponse, de la trouver faible. L'amour ? La peur ? Quelle qu'elle soit, la raison ne serait jamais suffisante pour le jeune garçon. Pourtant, si elle avait eu le courage de passer le cap un peu plus tôt, ils auraient pu découvrir que son père souffrait d'une psychose en développement due à un traumatisme récent. Alors, les choses auraient pu se dérouler différemment.

Quoi qu'il en soit, Herminia Etournelle, prochainement Plessi quand le divorce serait prononcé, avait décidé que leur maison en avait trop vu pour qu'ils puisse y rester. Elle avait même décidé que la ville en avait trop vu. Elle ne voulait pas rester, elle voulait un changement drastique. « Le ferry devrait bientôt accoster. Veillez à bien récupérer toute vos affaires avant de quitter le bateau. Nous vous souhaitons un agréable séjour dans la ville de Portsmouth. » Cela faisait maintenant six heures qu'ils avaient quitté Le Havre, qu'ils avaient quitté la France. Cela paraissait déjà une éternité aux yeux de Soren. Il n'aimait pas l'idée, mais il ne voulait pas aller à l'encontre de sa mère, car il comprenait. Elle en avait vécu des plus dures que lui. Alors pour elle il suivait. Elle lui avait demandé, il avait feint l'acceptation. Elle en avait besoin, un nouvel air à respirer. S'il y avait bien une personne sur Terre pour qui il était prêt à faire des concessions, c'était bien elle. Elle lui sourit pour le remercier lorsqu'il lui prit son sac en plus du sien. Leurs meubles et valises étaient livrées par une société, ils n'avaient au moins pas besoin de se soucier de cela, personne en les aurait aidé, et à deux, ça n'aurait vraiment pas été une partie de plaisir.
Ils emménageaient dans une petite ville nommée Tewkesbury, sur les photos ça avait l'air sympa. Bien dans la tradition anglais, un chouilla vieillot quand même. Mais bon, il se ferait bien une idée sur place. De toute façon c'était fait. Autant dire qu'il n'était pas particulièrement pressé de vivre sa première rentrée anglaise.


__3__



Du charme. C'était ça qu'on disait qu'il avait. Selon les gens, c'était un jeune homme de vingt ans, en plein cursus de philosophie, qui était charmant. Pas particulièrement beau, juste très charmant. Et charismatique. Les demoiselles – et aussi certains jeunes hommes d'ailleurs – le lui faisaient pas mal comprendre, il avait cette chance que certains ont, de ne pas avoir à se faire de soucis à ce niveau-là. Il n'avait pas l'impression d'en jouer. Simplement il était ce genre de personne fort sympathique, avenante, qui aimait le contact et les nouvelles rencontres. Il mettait à l'aise, convoitait le foules pour y découvrir les autres. C'était étroitement lié à sa filière d'ailleurs. Les gens apprenaient beaucoup au jeune homme en matière de philosophie. D'autant plus qu'il avait aussi un certain penchant pour la sociologie. Soren s'assit au milieu de l'amphithéâtre en attendant que le cours débute. Plusieurs demoiselles s'assirent l'air de rien autour de lui. Il n'y prêta pas attention, il y avait celle-ci. La jeune fille qui s’asseyait au premier et qui ne lui accordait pas plus d'importance qu'aux autres. D'ailleurs elle ne parlait pas à grand monde, elle voulait simplement étudier. Mais qu'est-ce qu'elle était belle. Elle avait ces cheveux qui sentent toujours bons quand on passe à côté d'elle, ces yeux qui vous accroche malgré vous, cette démarche qui vous invite à la suivre. Et ce prénom, ce joli prénom. Amanda.


__4__



Cette odeur aseptisée, il ne la sentait pas. Le décor de la chambre, il ne le voyait pas. Même les cris d'Amanda il ne les entendait pas. Rien n'avait d'importance mis à part ce petit corps, cette petite vie qui était presque arrivée dans ce monde. D'un pouce absent il caressait le dos de la main de sa femme. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il était témoin de la naissance d'une nouvelle âme. Pas la première fois qu'il voyait arriver l'une de ses filles, c'était la troisième fois. Il y avait eu Aya, qu'il n'avait finalement pas vu naître puisqu'il s'était évanouit comme un idiot. Puis Marie, qu'il avait filmée du début à la fin – bien que, entre nous soit dis, personne n'avait jamais regardé ce concentré d'une heure et demi de zoom sur l'entrejambe ensanglantée de son épouse. Et aujourd'hui, ce serait Sasha. Un prénom mixe, car pour cet enfant ils avaient tous deux décidé qu'ils voulaient avoir la surprise.
Amanda lui broyait la main. Pour la troisième fois. Mais il ne bronchait pas, il savait à quel point elle devait souffrir et il acceptait volontiers de lui prêter sa main pour qu'elle y défoule un peu de sa douleur. Quoi qu'il arrive, de toute façon, il ferait tout pour cette femme. Après tout, elle avait bien arrêté ses études pour élever leurs enfants. Ces deux idiots avaient eu la bonne idée d'avoir leur premier à vingt ans. Amanda avait donc décidé d'élever leurs enfants, et l'avait poussé à continuer, lui. « On aura besoin d'argent, l'un de nous deux doit avoir un métier, un vrai métier. » Cette femme était sage et avisée. Il avait un respect immense, infini pour elle et tout ce qu'elle représentait. Ils avaient donc fait ainsi. Il était devenu professeur de philosophie à l'Université et leur apportait une situation confortable. Dès qu'il avait eu son diplôme, elle avait recommencé ses études, de psychologie cette fois-ci. La philosophie ne l'intéressant plus comme auparavant. Ils avaient vingt-six ans tous les deux et accueillaient leur troisième enfant. « C'est une fille ! » Leur troisième fille ! Les commissures rebelles de ses lèvres se heurtèrent à ses pommettes à une vitesse folle. Une troisième fille. Ne pas avoir eu de garçon lui importait peu, il avait ce qu'on lui donnait et c'était déjà parfait. Ç'aurait été un comble qu'un professeur de philosophie ne puisse se contenter de ce qu'il avait. « Vous voulez la prendre dans vos bras ? » En jetant un coup d'oeil à sa femme, il vit qu'elle s'était endormie, un sourire sur les lèvres. Il lui lâcha la main et la passa sur son front humide de sueur. Comme elle était belle. Soren se tourna ensuite en direction de sa chair, en direction de son sang et fit de ses bras un nid. Bienvenue Sasha. Ses pleurs étaient beaux, à l'image de ses yeux d'un profond bleu. Elle était la mer. Il était le ciel. Ils ne se quitteraient plus, il lui promettait.


__5__



Des grésillements. Des absences. Des hallucinations. Il n'était pas lui. Il était lui. Il se perdait, il les perdait. Tous. Lui, eux, elles, l'autre. Tout se mélangeait, les choses, les gens, le temps, les vies, ses perceptions, ses envies. Il ne savait plus, ne croyait plus. Il n'avait pas envie mais n'avait pas non plus le choix. Il ne comprenait même pas. Il ne se comprenait plus. Des larmes, des cris, voilà ce qui ponctuait ses crises. Il l'avait vu venir, cela faisait un an qu'il savait que quelque chose ne tournait pas rond. Mais il avait cette fierté stupide des hommes qui veulent être forts. Sa femme était psychologue et pourtant, il ne s'était pas senti capable de lui parler, de lui décrire, de lui avouer que quelque part au fond de son cerveau, quelque chose ne tournait peut-être plus rond. Il ne voulait pas finir comme celui qui un jour lui avait dessiné du poing des hématomes sur tout le corps à intervalle trop régulier. Il ne voulait pas être un danger pour ses filles, une source d'angoisse pour sa femme, un étranger pour lui-même. Les mains sur les yeux, Soren essayait d'occulter ses images d'une autre vie. Il voulait les enlever, les arracher si nécessaire, car rien n'était lui, même plus son corps. Depuis quand avait-il tant blanchi ? Il avait une peau plutôt basanée en règle générale, non ? Il avait le visage plus anguleux. Il n'était plus lui, il le savait mais ne pouvait simplement s'y faire. Le début d'un cri lui échappa, mais il l'étouffa de justesse, rien n'aurait pus s'entendre hors de la cuisine. Il était une heure du matin, et Soren avait eu une de ces « fringales nocturnes » qu'il avait si souvent ces derniers mois après qu'il se soit réveillé d'un rêve agité. La bonne excuse pour s'isoler.


__6__



Soren posa ses deux mains à plat sur le bois du bureau et reporta son regard sur l'assemblée d'élèves plus ou moins absorbés par son discours. « Petit rappel donc, le désir. » Il se redressa et marcha de long en large derrière sa chaise, illustrant son discours de ses mains. « La sublimation, qu'est-ce que c'est ? Mettons que vous ayez tous six ans. Oui, six ans et on se tait au fond ou je passe à cinq. Voilà. Six ans donc, et vous voulez tellement ce vélo que vous aviez vu dans la vitrine en allant au supermarché. Mais si vous savez, celui qui a une sonnette qui brille et des bidules fluos sur les roues. Ce vélo, il a vraiment l'air génial et si vos parents ne finissent pas par vous l'offrir, c'est sûr et certain, vous allez en mourir. » D'un air grave, l'homme repose ses mains sur le bureau au moment du « mourir », pour appuyer ses propos. Ses yeux balayèrent la salle et furent happés par ceux d'un élève dans le fond – qui levait à peine la tête de sa feuille – qui le troublèrent une demi seconde. Pas suffisamment pour qu'on le remarque. « Monte sur moi comme une femme,
que je baiserais en gamin
 » Occultant ces quelques vers qui lui vinrent en tête, il revint à son discours. « Bien conscient du grand danger qui les guette, et désireux de ne pas perdre leur enfant chéri, vos parents finiront par vous l'offrir ce fameux bolide. Vous l'avez tellement imaginé, dans tous ses détails, il est d'un rouge éclatant, ses roues sont immenses, la sonnette doit avoir un bruit sublime ! » Soren écarta grand les mains et haussa les sourcils dans une expression émerveillée. Il jeta par la même un petit coup d’œil à l'élève un peu plus haut, incapable de savoir pourquoi. « Je vois tes yeux auxquels je plonge, les miens jusqu’au fond de ton cœur. » Il garda le silence une seconde encore, troublé, détourna le regard et reprit néanmoins. « Mais voilà, le vélo qui est devant vous, il est pâlot, il est fade, les roues sont juste des roues et la sonnette fait un bruit assez normal finalement. Dans vos souvenirs, il avait l'air bien plus beau pourtant ! Voilà. C'est ça la sublimation. » Soren s'assit, fier de son explication, sachant pertinemment qu'elle fonctionnait bien chaque fois qu'il devait expliquer ce phénomène. Mais encore une fois, il se sentit attiré par le doux visage de l'élève du fond. Le doux visage ? Le visage tout court. Et lorsque ses iris mêlèrent une énième fois leur couleur à celle du brun, les rimes dans sa tête se firent lourdes et tonnantes. « Je caresse le dos nerveux, les flancs ardents et frais, la nuque, la double mignonne perruque, des aisselles et les cheveux ! » Son pantalon se fit étroit et ce fût la goutte de trop. « Le cours arrive à sa fin, pour les plus braves, je demanderai un essai de cinq pages à propos de la sublimation sous la forme que vous voudrez, je les corrigerai et vous les rendrai avec une note qui ne sera pas comptée si elle est en dessous de la moyenne, comme d'habitude. Bonne journée à tous ! » Un sourire, il prit ses affaires et était déjà hors de la salle. Son bureau n'était pas loin, le pas pressé il s'y rua et tourna la clé. Son sac balancé quelque part, encore debout il s'accouda à son bureau et écrasa son front contre la surface fraîche, le visage contracté par le trouble. « C'était quoi ça putain ?! » Il se redressa et ouvrit son carnet d'élèves, toutes les photos et tous les noms surplombaient les informations principales. Quand il tomba – très vite, le carnet étant classé par ordre alphabétique – sur Âprecime Clemens, il ne put s'empêcher de le reconnaître sans même savoir qui il était. C'était La personne, sans qu'elle n'ait d'identité. Certes, c'était Clemens, mais ce n'était pas lui qu'il reconnaissait. Il passa une main nerveuse sur son visage. Il avait chaud, il avait froid, il tremblait. La crise ne nerf était proche. Il était fatigué de ses dernières nuits qu'il passait à ne plus être lui, de ces derniers jours qu'il tentait de vivre par lui-même et non pas par un autre dont il ne connaissait rien. Une première larme s'échappa de son œil droit, ouvrant la porte à un millier d'autres alors qu'il jetait le carnet contre le mur. Amanda, ses enfants, leurs enfants, leur passé, leur avenir, leurs souvenirs. Les disputes, les joies, les épreuves n'étaient plus les siennes, il les partageait dans la tête de quelqu'un d'autre. Pire, parfois il les oubliait. Il n'était plus sûr de rien, ni d'être ni d'aimer. Il voulait simplement stopper sa folie, retrouver sa vie. Mais rien de tout cela n'arriverait, les choses ne feraient qu'empirer et Verlaine finirait par revenir. « Mais il va, riche et généreux, le don de ton adolescence, communiant de ton essence, tout mon être ivre d’être heureux. »
   



   

   

trying hard to pretend
Tu rédiges du bout de ta plume les méandres de ta vie. Rien ne correspond, rien n'est beau. Ces dernières lettres que tu te jures de terminer refusent de s'accorder, de faire joli. Quelle rage. Deux doigts sur la tempe, tu semble essayer de réguler l’afflux sanguin que l’énervement amène à ton cerveau. Bien entendu ça ne fonctionne pas. Tu frotte le papier, accumule les ratures. Sans même que tu le sente venir, ta main balaie d'un revers l'ensemble des choses que la table supporte. Le talent est inné mais il n'est pas éternel. Il semblerait que ton temps soit passé et cette simple pensé te met hors de toi. Tes jambes s'activent et tu quitte la chaise pour arpenter avec ardeur la pièce dans laquelle tu te trouves. Cette petite pièce, ridicule, qui te sers de logis à présent. Tu mérites tellement mieux, et ça te rend fou que le monde ne le sache pas. Tu étais grand, tu étais puissant, l'ordre des choses n'est pas censé être ainsi.
Rimbaud l'avait bien vu en toi, cette lueur, ce talent. Vous vous aimiez pour cela, pour votre talent respectif. C'était ça qui nourrissait votre passion, votre amour. Finalement, ce n'est pas si étonnant qu'il ait choisi de te laisser, tu n'as plus rien, tu n'as plus les beaux mots, les belles tournures, la profondeur. Tout ce que tu es dorénavant, c'est une coquille volant la forme de Paul Verlaine mais laissant son verbe de côté. Fragile, vilaine, vide et désolante.
   



   

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Dernière édition par Soren Etournelle le Mer 13 Aoû - 20:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 19:13

OLTIDJFKGDBRXTD
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SERFIKSJEWSDSWSDQ
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EDIFXUKJCGNWDROXFLJGHNKSEDRFX


MAIS YES QUOI VERLAINE MON AMOUR  bed bed bed

Par contre faut que t'enlèves dans ta réincarnation dans ton profil "arthur rimbaud" JE SUIS LE SEUL ET L UNIQUE  

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Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs. Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. Assez connu. Les arrêtes de la vie. - ô rumeurs et visions ! — A. Rimbaud
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 19:36

J'étais pourtant persuadé de l'avoir fait...   
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 20:21

Tu sais que je raffraichis ta page toutes les cinq minutes pour voir si t'as posté un truc ? Arrow

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Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs. Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. Assez connu. Les arrêtes de la vie. - ô rumeurs et visions ! — A. Rimbaud
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FIRST QUARTER



LA PIRATE

☾ RÉINCARNATION : Anne Bonny - (1697 - 1782, environ)
☾ OCCUPATION : actrice au Roses Theatre
☽ AVATAR : Astrid Berges-Frisbey
☽ CRÉDITS : endless wildones; code : wild heart
☽ MESSAGES : 490
☽ INCARNATION : 22/07/2014
☽ ÉTOILES : 502
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 20:25

DAMN IT, Pedro Pascal est un choix parfait  I love you 
Bon courage avec ta fiche  han 

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where is my mind ?
I just know there's something dark in me and I hide it. This Dark Passenger. And when he's driving, I feel alive. ❞
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FIRST QUARTER

Isabelle de France

☾ RÉINCARNATION : Isabelle de France
☾ OCCUPATION : Pigiste au journal local
☽ AVATAR : Aubrey Plaza
☽ CRÉDITS : Duds
☽ MESSAGES : 112
☽ INCARNATION : 23/07/2014
☽ ÉTOILES : 153
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 20:29

"Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?"

Verlaaaaaaaine  
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CRESCENT

☾ RÉINCARNATION : Paul Verlaine
☾ OCCUPATION : Professeur de philosophie
☽ AVATAR : Pedro Pascal
☽ CRÉDITS : applestorm
☽ MESSAGES : 21
☽ INCARNATION : 22/07/2014
☽ ÉTOILES : 28
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 20:47

Pour ma fiche en général j'aime m'appliquer. C'est quand même la première impression.  hihi 

Merci Olympe et Persia, oui z'avez vu ? Joli combo hein ?  Twisted Evil 
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GIBBOUS



L'É V I S C É R É E


☾ RÉINCARNATION : MARY JANE KELLY (1863 - 1888 )
☾ OCCUPATION : LYCÉENNE
☽ AVATAR : EMILY BROWNING
☽ CRÉDITS : AURELIE & TUMBLR
☽ MESSAGES : 602
☽ INCARNATION : 02/05/2013
☽ ÉTOILES : 658
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 21:46

MA LICORNE + PEDRO + VERLAINE + TA PLUME = je peux mourir heureuse.  tombe 
Bienvenue ici ma licorne, tellement heureuse que tu sois là.   ( imagine que c'est pas un mouton mais, une licorne )
Bon courage pour ta fiche, j'ai terriblement hâte de te lire. I love you

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❝ I should go now quietly, for my bones have found a place to lie down and sleep, where all my
layers can become reeds. All my limbs can become trees. What at mess I leave to follow.  ❞

Daughter, Smother
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 21:50

Bienvenue. I love you
Quel choix !  tombe C'est une jolie combinaison, en effet perv

Ooh, je savais pas que Verlaine était né pas loin de chez moi.
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CRESCENT

☾ RÉINCARNATION : Paul Verlaine
☾ OCCUPATION : Professeur de philosophie
☽ AVATAR : Pedro Pascal
☽ CRÉDITS : applestorm
☽ MESSAGES : 21
☽ INCARNATION : 22/07/2014
☽ ÉTOILES : 28
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Lun 28 Juil - 22:03

Thank you unicorn. T'as déjà un peu de lecture si tu veux.   haon 

Nicole, merciii :71: Ouais t'as vu, Verlaine est plein de surprises. perv
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CRESCENT



☾ RÉINCARNATION : Arthur Rimbaud, 20 Octobre 1854 -10 Novembre 1891
☾ OCCUPATION : Etudiant, L1 Psycho, Sculpteur amateur.
☽ AVATAR : Pierre Niney
☽ CRÉDITS : AVA : Arwene ; ICON SIGNA : Eden Memories, Moi ; CODE : moi
☽ MESSAGES : 68
☽ INCARNATION : 23/07/2014
☽ ÉTOILES : 78
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Mar 29 Juil - 10:17

Juste parce que je voulais te dire que j'ai rêvé de rimbaud et verlaine cette nuit et c'était juste énoooooooorme

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Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs. Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. Assez connu. Les arrêtes de la vie. - ô rumeurs et visions ! — A. Rimbaud
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CRESCENT



L’IMBRÛLÉE.

☾ RÉINCARNATION : jeanne d'arc (1412-1431.)
☾ OCCUPATION : en cours de recherche.
☽ AVATAR : emilia clarke.
☽ CRÉDITS : nenes.
☽ MESSAGES : 38
☽ INCARNATION : 22/07/2014
☽ ÉTOILES : 49
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Mar 29 Juil - 11:59

les fous du dessus ont tout dit.  tombe combinaison parfaite, je crois.   
bienvenue et bonne chance pour ta fiche.   
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MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Mar 29 Juil - 16:50

Y'en a un qui est heureux de voir Verlaine arrivé perv

Bref, bienvenue et bonne chance pour ta fichette   
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FIRST QUARTER



DER WAHNSINN HAT MICH EINGESPERRT

☾ RÉINCARNATION : Gerhardt Söltzstein (14 janvier 1899 - 21 octobre 1941)
☾ OCCUPATION : peintre restaurateur au john moore museum et réalisateur.
☽ AVATAR : Benedict Cumberbatch
☽ CRÉDITS : astealeaf et tumblr
☽ MESSAGES : 40
☽ INCARNATION : 24/07/2014
☽ ÉTOILES : 43
MessageSujet: Re: So they said physical pain was not the bad part ─ SOREN   Mar 29 Juil - 18:18

VERLAINE !  tombe Et cet avatar !  tombe 
Un choix bien intéressant en tout cas, bienvenue à toi et bonne chance pour le reste de ta fiche.  haon 

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